École buissonnièreJ’aimais nos tête-à-tête hebdomadaires. Je les attendais comme on attend une récompense après un labeur harassant – j’entends par là le dur labeur quotidien de l’étudiant qui docilement écoute ses maîtres pérorer. Grâce à ces rendez-vous réguliers, chaque semaine filait à une allure vertigineuse, avant de stopper net le vendredi soir. J’abordais alors le weekend comme un film qui défilerait au ralenti, imaginant d’abord, puis savourant chaque instant partagé avec Clara. Je profitais de mes heures tranquilles à la bibliothèque pour préparer quelques exercices qui s’avéraient être de plus en plus faciles à réaliser pour elle, au fur et à mesure qu’elle rattrapait son retard. Je voyais s’approcher la fin de nos séances. Pourtant, je ne pouvais m’y résoudre. D’un autre côté,

