Chapitre 8 : L'embauche
Le soir, mon père rejoint ma mère dans leur chambre.
- Ça va ma chérie
- Oui ! Et toi ?
- Il me tardait de finir ma journée !
- Moi aussi, il me tardait de retrouver mon lit. J'avoue que je suis fatiguée !
Il s'approche d'elle et commence à l'embrasser.
- J'ai envie de passer un moment agréable ! (dit-elle)
- Tout ce que tu veux !
Il l'embrasse avec beaucoup de tendresse et ils passent un moment délicieux.
Le lendemain, mon père quitte la résidence royale un moment. Il arrive devant chez Jonathan et l'attend de pied ferme. Une fois que Jonathan arrive, il descend de la voiture. Il arrive d'un pas décidé vers lui. Jonathan se retrouve surprit quand il le voit, mais fait tout de même le fier.
- Tient beau-papa ! (le narguant)
- Toi ta gueule ! Je te jure que tu ne devrais pas faire le malin avec moi !
- Vous croyez que vous me faite peur papy ?
Mon père l'attrape par le col et ouvre sa porte d'entrée. Il le traîne à l'intérieur. Il est parfaitement conscient que ma mère n'apprécierait pas qu'il fasse ça, mais c'est plus fort que lui.
- Mais vous êtes fou ma parole !
- Qu'est-ce-que tu as fait à ma femme espèce de sous-merde... !
- Votre femme ! Mais qu'est-ce-que j'en ai à foutre.. de votre femme !?
- Le message que tu as envoyé anonymement à Emily ! Tu crois qu'elle a pas comprit !
- Je ne lui ai pas envoyé de message !
- Arrête ! Le souci mon gars, c'est que quand Emily a montré le message à Donna, elle a tout de suite fait le rapprochement, car elle a des brides de mémoire d'il y a sept ans quand tu l'as violé.. espèce d'ordure.. !
- Je savais que ta femme fantasmait sur moi, mais à ce point !
- Mais tu es vraiment qu'une merde... ! Donna ne fantasmerait jamais sur un rigolo comme toi !
- Ta femme je l'ai baisé... d'accord, mais je ne l'ai pas violé... ! C'est elle qui m'a demandé de lui faire du bien ! C'était la reine à l'époque ! On ne refuse rien à la reine ! (le narguant)
Jonathan a à peine le temps de finir sa phrase qu'il se prend un premier coup de poing de la part de mon père.
- Tu vas me le payer ! (dit Jonathan)
- N'essaie même pas ! N'oublie pas que Richard, tu sais, le commissaire ! C'est mon pote. Il n'approuvera jamais tes pratiques. Puis, je t'interdis de me tutoyer !
- Alors puisque vous êtes le pote du commissaire, le duc et le père de la reine, enfin pseudo père ! ça te donne le droit de me casser la gueule !?
- Comment ça pseudo père !
- Tu sais très bien que les jumelles tu les a adoptés !
- Et alors ! Je suis tout de même leur père ! Tu sais, si tu essaies de me blesser, tu ne vas pas y arriver comme ça !
Il le regarde et lui met un coup de pied dans les testicules.
- Je te préviens espèce de minable si tu t'approches encore une fois d'Emily je te finis ! Et tiens-toi à carreau sinon je te préviens que ce que tu viens de subir n'est qu'un avant-goût de ce que je te ferai la prochaine fois !
- Tu n'es qu'un fou furieux !
- Quand on s'attaque à ma famille alors oui !
Dans l'après-midi, Guillaume arrive pour signer son contrat.
- Vous pensez que vous pouvez me faire ça en combien de temps ?
- Si j'y consacre huit heures par jours, je dirai environ trois mois.
- Je ne veux pas que vous vous tuez à la tâche non plus !
- Vu ce que vous me payez, j'estime que je peux faire un effort quand même !
- Non, pour moi, ça ne sera pas plus de cinq heures par jours du lundi au vendredi.
- Mais ça fait que vingt-cinq heures par semaine ! C'est tellement généreux !
- Non, c'est pour moi aussi ! Le but c'est que vous soyez en forme pour travailler.
- Je comprends votre point de vue !
Il signe le contrat en me faisant un petit sourire. Il est tellement séduisant et encore plus quand il sourit. J'ai l'impression que son regard se porte sur ma poitrine, mais peut-être que je me fais des idées !
- Et je vais loger où du coup ?
- Dans un petit lotissement à côté. Je vais vous y accompagner.
J'accompagne Guillaume et lui fait visiter la petite maison.
- C'est très sympa !
- Oui ! Mon père a vécu quelque temps dans cette maison il y a une vingtaine d'années.
- Je vois ! C'est un bel endroit en tout cas.
- Je suis contente que ça vous plaise !
Guillaume me regarde et me fait un petit sourire.
- Vous êtes tellement gentille ! Moi qui pensais que les monarques était snob !
- Certainement pas moi ! Puis ma mère ne m'a pas élevé ainsi ! Elle serait déçue si je devenais ce genre de personne !
- Vous avez l'air de beaucoup admirer votre maman !
- Qui ne l'admire pas ?
- C'est vrai qu'elle a eu beaucoup de succès !
- J'ai un peu l'impression de régner dans son ombre mais j'ai un profond respect et une certaine admiration pour ma mère.
- Les gens étaient attaché à la reine Donna ! Il leur faut du temps pour s'y faire, mais vous êtes appréciée vous aussi !
- Mais je ne serai jamais la reine Donna !
- Personne ne vous demande d'être la reine Donna ! Soyez-vous ! C'est ce qu'il y a de plus important. Il ne faut surtout pas perdre son identité.
- Vous avez entièrement raison.
- Je vous aurais bien invité à boire un verre, mais je n'ai encore rien dans mon frigo.
- Ce n'est pas grave ! Une prochaine fois !
- Ça serait avec plaisir ! Même si je doute un peu que la reine prenne sur son temps afin de venir boire un verre ou un café avec moi.
- Ne me jugez pas trop vite ! C'est blessant ! Pourquoi pas ?
- Je ne sais pas ! Je suis qu'un électricien après tout !
- Très bien ! Alors si je vous dis que samedi, je viens boire un café en fin d'après-midi ! Qu'en pensez-vous !
- J'en serai ravi ! Mais je pourrais vous prendre au mot, attention !
- Je viendrai !
- Très bien ! Mais sachez que si vous ne venez pas, je comprendrais ! Ne vous sentez pas obligée !
Guillaume semble peu convaincu que je vienne mais joue le jeu.
- Je commence quand ?
- A partir de lundi ! Nous sommes jeudi, ça ne sert à rien de venir pour une journée !
- Oui ! C'est vrai !
- Très bien ! Je vais vous laisser vous installer !
- Merci !
- Bonne soirée !
- Merci à vous aussi.
Je rentre chez moi et j'ai l'impression que cet homme ne me laisse pas indifférente. Malgré tout, il faut que je l'oublie. Je suis en plein divorce et je ne me vois pas recommencer avec un autre homme, même s'il est très séduisant. Puis rien ne dit que je lui plairais, donc il faut que je reste sérieuse. Je pense que cette idée de café n'est pas une si bonne idée finalement.
A suivre