Il était presque midi lorsque Stanley et moi franchîmes la porte de la maison familiale.« Je n’arrive toujours pas à croire qu’Ava soit une Hayes, » lâcha-t-il, encore sous le choc. Moi non plus. Toute cette histoire paraissait irréelle, comme si je vivais dans un rêve absurde dont je ne parvenais pas à me réveiller. « Je sais, » murmurai-je, la gorge serrée. J’avais cru avoir une longueur d’avance sur elle. Quand j’avais appris qu’elle était adoptée, j’avais ressenti une satisfaction cruelle ; enfin une faille dans son image parfaite. Mais cette illusion s’était effondrée au moment où Logan nous avait révélé que ses parents biologiques étaient immensément riches. À cet instant précis, toute joie s’était envolée. Je voulais qu’elle vienne d’un milieu pauvre, que son passé ternisse son

