Deux jours ont passé depuis notre e********t, à Maya et moi.Deux jours de peur, de veille, d’insomnie. La police a cherché l’homme qu’ils appellent le Faucheur, mais il s’est évanoui dans la nature, comme s’il n’avait jamais existé. Ses complices, eux, gardent le silence, obstinés, impénétrables. Depuis, je vis avec cette sensation d’étau dans la poitrine. J’ai peur de croiser un regard suspect, peur qu’on m’arrache encore ce que j’aime. Être prise pour cible une fois a suffi ; je ne veux plus jamais revivre ça. — Maman, je peux jouer aux jeux vidéo ?La voix de Leo me tire de mes pensées. Je sursaute, puis souris doucement.J’ai passé la journée à occuper mes mains pour ne pas laisser mon esprit divaguer : la lessive, le ménage, le rangement. En cet instant, je plie les vêtements encore

