II-3

2046 Words

Il répéta tout bas, plusieurs fois de suite : – Chère, chère, chère Any. Julio reverrait en bondissant, sans avoir trouvé la caille qui s’était tue à son approche, et Annette le suivait toujours, essoufflée d’avoir couru. – Je n’en puis plus, dit-elle. Je me cramponne à vous, monsieur le peintre ! Elle s’appuya sur le bras libre d’Olivier et ils rentrèrent, marchant ainsi, lui entre elles, sous les arbres noirs. Ils ne parlaient plus. Il avançait, possédé par elles, pénétré par une sorte de fluide féminin dont leur contact l’inondait. Il ne cherchait pas à les voir, puisqu’il les avait contre lui, et même il fermait les yeux pour mieux les sentir. Elles le guidaient, le conduisaient, et il allait devant lui, épris d’elles, de celle de gauche comme de celle de droite, sans savoir laquel

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