Le Lis de Mer À quelques kilomètres du mas du Grand-Travers, le Lis de Mer se dressait face à la mer. C’était une cabane que Sylvestre avait élevée au rang de chalet. Elle se dressait solitaire au sommet d’une haute dune. Pour y parvenir, il fallait emprunter un chemin de sable qui reliait Carnon au Grau-du-Roi, le chemin des Mirages. Le premier propriétaire de cette étrange cabane avait été un certain Sauvajol, pêcheur de son état. Vieux paludier, il connaissait le moindre mètre carré de l’étang, ses roselières, sa faune et sa flore. Malade, il avait légué sa cabane à Sylvestre qu’il avait connu au maquis. Il n’y avait ni eau ni électricité. Par la fenêtre qui donnait au nord, Vincent apercevait l’étang de l’Or. Non loin de là se trouvait une pinède où les après-midi de grosse chaleur,

