Ce qui était bon surtout, par ces temps de chien, c’était de prendre, à midi, son café bien chaud. Les ouvrières n’avaient pas à se plaindre ; la patronne le faisait très fort et n’y mettait pas quatre grains de chicorée ; il ne ressemblait guère au café de madame Fauconnier, qui était une vraie lavasse. Seulement, quand maman Coupeau se chargeait de passer l’eau sur le marc, ça n’en finissait plus, parce qu’elle s’endormait devant la bouillotte. Alors, les ouvrières, après le déjeuner, attendaient le café en donnant un coup de fer. Justement, le lendemain des Rois, midi et demi sonnait, que le café n’était pas prêt. Ce jour-là, il s’entêtait à ne pas vouloir passer. Maman Coupeau tapait sur le filtre avec une petite cuiller ; et l’on entendait les gouttes tomber une à une, lentement, san

