XIIIValderez venait de recevoir un mot de son amie Alice. Celle-ci ayant l’occasion de passer le lendemain par Angers, demandait à Mme de Ghiliac de lui envoyer une dépêche pour lui dire si elle pouvait venir la voir à Arnelles et lui présenter son mari, en même temps que faire connaissance avec M. de Ghiliac. Certes, Valderez était heureuse à la pensée de revoir cette amie très aimée. Mais une sourde tristesse s’agitait en elle, car elle savait que la vue du bonheur conjugal d’Alice allait raviver la secrète blessure de son propre cœur. Elle jeta les yeux sur la pendule. Il était tard déjà ; elle n’avait que le temps d’aller communiquer ce billet à M. de Ghiliac, si elle voulait que la dépêche partît à temps. Et pour cela, il lui fallait aller le trouver dans son appartement où il trava

