— Je suis vraiment désolée. Laisse-moi… — Non, non, assieds-toi. Il se lève, comme je l’espérais. Même s’il est ici chez moi, il aime jouer le rôle d’un hôte accueillant. — Je m’en occupe. Il n’a besoin que de quelques foulées pour atteindre le papier absorbant sur le comptoir, mais c’est tout ce qu’il me faut pour ouvrir la fiole. Six, sept, huit, neuf… Je compte dans ma tête, alors que j’en verse le contenu dans son verre. Dix, onze, douze. Il se retourne, des feuilles de papier absorbant dans la main, et je lui lance un sourire penaud alors que je m’affaisse contre ma chaise, la fiole vide de retour dans mon sac. Mon dos est trempé de sueur glacée et mes mains tremblent sous l’effet de l’adrénaline, mais ma tâche est accomplie. Il ne lui reste plus qu’à boire de son vin. — Attends

