III— Qu’allons-nous faire maintenant ? demanda Jean, quand nous eûmes consommé le repas. — Si c’est mon avis que vous voulez, dis-je, j’aimerais à rejoindre des zones diurnes… — Dans l’espoir de rencontrer des organismes plus proches des nôtres ? — Oui… D’ailleurs, ceux que nous avons vus pendant le jour étaient bien moins loin de nous que les formations lumineuses. — Si nous analysions d’abord plus minutieusement l’atmosphère ? fit Antoine. Nous retrouvâmes naturellement les corps révélés par l’analyse sommaire, mais le fluide inconnu ne put être classé : il semblait extrêmement complexe. Le carbone et l’azote comportaient des isotopes, tellement que le poids atomique du carbone atteignait 12,4, tandis que le poids atomique de l’azote descendait à 13,7. Il y avait, en quantité infin

