IVUne semaine sombra dans l’impondérable. Nous communiquions chaque jour avec Jean ; plus d’une fois, nous pensâmes débarquer dans la clairière, mais le captif nous demandait d’attendre encore. Parce que notre présence continuelle était inutile, nous fîmes de longues randonnées. Elles nous montrèrent trois zones habitées par les Tripèdes, trois zones de lacs et de canaux qui, dans leur ensemble, atteignaient à peine l’étendue de la Méditerranée. Les lacs ne s’étendaient guère au-delà des régions tropicales ; pourtant, nous en trouvâmes quelques-uns dans des latitudes qui, sur Terre, eussent joui d’un climat tempéré. Ailleurs, rien que des vapeurs plus ou moins diluées qui ressemblaient parfois à des brumes légères, ou, surtout dans les cercles polaires, à des couches de neige. Il ne deva

