​CHAPITRE XVIII-2

2288 Words

Aux yeux de Jean Carré, toute l'escadre du roi d'Angleterre, avec ou sans amiral, ne valait point la Barbaïka. Mais, au moment de quitter beau-père et belle-mère, il ne voulut pas leur causer de chagrin. Il s'embarqua donc sur le vaisseau-amiral. De quoi il eut à se repentir amèrement. A bord de ce vaisseau-amiral, il y avait comme pilote un grand Juif, assez bel homme, mais que je n'eusse pas acheté deux liards Le soir du premier jour de traversée, Jean Carré ne fut pas peu surpris de voir que les autres bâtiments de l'escadre gagnaient de vitesse celui qu'il montait. C'était cependant un fier navire, merveilleusement gréé. — Çà, dit-il au Juif, d'un ton courroucé, d'où vient que nous marchons à la traîne ? Le bateau a tout ce qu'il faut pour aller de l'avant. Vous êtes un mauvais pi

Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD