IRINA Ce sourire forcé occultait une myriade d'émotions douloureuses. La fleur d'amour, carbonisée, calcinée, embrasée par l'affliction, paraissait encore coruscante à mes yeux. Pourquoi cette fleur qui, même brûlée vive, continuait de battre en moi ? La présence de Miléna me compressa inévitablement mon cœur et me fit regretter d'être venue. Mon cœur, pris par l'étreinte de la douleur, daignait s'éloigner de cette scène dérangeante. Un noeud encombrait ma gorge, empêchant d'extérioriser ce sentiment amer qui m'empoisonnait. Les larmes menacèrent de s'échapper et de s'écouler abondamment sans avoir la force de les retenir. Il fallait admettre, à cet instant précis, l'aura de colère qui s'émanait de moi résultait d'une profonde jalousie. Il fallait l'admettre. J'éprouvais de la jalou

