Chapitre 09

4904 Words
Hey guys ALYSSA MARIANNE KANOUTÉ Exténué ne suffit pas à décrire ma fatigue de ces derniers jours. Je me couche à 3h du matin pour me réveiller à 9h. En plus de cela, je passe mes journées à déambuler dans les rues de Dakar, soit avec Cathy, soit avec les mamans. Depuis le jour où le mariage a été scellé, personne ne se repose à cause des préparatifs de la fête. Hier c'était l'enterrement de vie de jeune fille et Ce soir, ce sera la cérémonie du henné et du sabar. La maison, n'en parlons même pas : elle est pleine à craquer, à tel point que certains membres de la famille logent chez les parents de Cathy, tandis que d'autres ont pris des chambres d'hôtel. Bien que cela m'agace d'être constamment entouré de toutes ces personnes, j'aime beaucoup l'ambiance qui règne à la maison. On ne fait que rire, s'amuser entre cousins et cousines, et c'est vraiment magnifique. Me voilà encore à 10h à errer dans le marché de Sandaga, à la recherche de bijoux pour le henné. Seule Cathy pourrait me convaincre de faire ce genre de choses. Je l'aime trop, ma cousine, et c'est la moindre des choses que je puisse faire pour elle. La plupart des boutiques n'étaient pas encore ouvertes, alors je me suis dirigé vers Éric Kayser pour prendre mon petit déjeuner, puisque je n'en avais pas eu l'occasion. Je surfais sur i********: lorsque j'entendis quelqu'un prononcer mon nom. Je levai la tête et me retrouvai face à un Tidiane élégant, impeccablement habillé dans un costume qui lui allait à merveille. Cela faisait un moment que je ne l'avais pas vu. Moi : Tidiane Dramé, ça fait un bail ! Lui (en riant) : Ne dis pas ça ! J'étais juste un peu pris avec le boulot. Moi : Ne t'inquiète pas, je comprends. Alors, quoi de neuf ? Lui : Je peux m'asseoir ? Moi : Oui, bien sûr. Lui : J'espère que tu n'attends personne ? Moi : Non, pas du tout ! Je suis juste venue en ville pour les préparatifs du mariage de Cathy. Lui : Ah oui, c'est vrai ! Vous devez être bien occupés en ce moment. Moi : Tu l'as dit. Je suis épuisée. Lui : Massa ! Je te paierai un massage après la fête. Moi (en riant) : Non, ne t'en fais pas. Lui : C'est un cadeau, ça ne se refuse pas ! Moi : Tu n'as pas tort. Merci quand même. Sinon, qu'est-ce qui t'amène ici ? Lui : Je suis juste passé prendre mon petit déjeuner. Moi : Ah, d'accord ! Les boss travaillent à l'heure qu'ils veulent, hein ? Lui (en riant) : Non ! C'est juste qu'hier, je suis rentré vers minuit. En ce moment, il y a beaucoup de travail au bureau. Quand est-ce que tu nous rejoins ? Moi : Papa veut que je commence après le mariage. Moi qui voulais profiter de mes vacances... Lui : Ne t'inquiète pas, tu en profiteras. Je m'engage à te faire sortir chaque jour après le boulot. Moi : Ce serait un réel plaisir. Lui: Bon, je ne vais pas abuser de ton temps, je vais y aller Moi: j'espère que tu seras à la maison demain pour la réception? Lui: compte sur moi Moi: d'accord! Allez, ciao Lui: bye! Et bonne journée Je dois avouer qu'il commence à me taper dans l'œil. C'est un gars vraiment bien : propre, intelligent, gentil, et bien plus encore. Je comprends pourquoi papa l'apprécie tant. Après avoir fini mon café, je suis partie. Il fait tellement chaud aujourd'hui ! Mais j'espère juste qu'il ne se mettra pas à pleuvoir, sinon notre décoration pour le henné risque de se gâcher. J'ai fait le tour d'environ cinq boutiques avant de trouver ce que madame Cathy voulait. Sur le point de rentrer, une cousine m'appelle pour me demander d'aller récupérer les éventails du henné chez une dame à la Médina. Je vous jure, à un moment donné, je finirai par casser ma puce de téléphone, parce que je n'en peux plus des appels. En plus, je suis en train de bouillonner. Dakar en période d'hivernage, franchement, ça n'en vaut pas la peine. Arrivée à la Médina, la dame me demande de patienter car elle n'a pas encore terminé. Je retourne donc m'asseoir dans ma voiture. Ce quartier n'est pas loin de chez la grand-mère d'Abdel, et je lui avais promis de revenir la voir. Alors je décide d'y aller en attendant que l'autre ait fini. Quand j'arrive, la porte de la maison est ouverte. J'entre et je toque à celle du salon. J'entends sa petite voix m'inviter à entrer. Moi : As-salam Alaykum, grand-mère. Elle : Hé, ma fille ! Alyssa, comment ça va ? Tu vas bien ? Moi : Oui, je vais bien, et toi ? Elle : Je vais bien, Alhamdoulillah ! Viens, viens t'asseoir. Je pris place à ses côtés sur la natte qu'elle avait étalée sur la moquette. Elle : J'espère que tu n'es pas trop fatiguée avec cette chaleur ? Moi : Non, pas du tout. Elle : Attends, je vais t'offrir quelque chose à boire. Moi : Non, ne te fatigue pas. En fait, une de mes cousines se marie aujourd'hui, et elle a passé une commande chez une dame ici. Je me suis dit que j'en profiterais pour venir te voir. Elle : Ah, c'est vraiment gentil, ma chérie. Ça me fait tellement plaisir. Moi : C'est normal, grand-mère. Euh... Abdel, il est là ? Mais qu'est-ce qui me prend de demander après lui ? Elle : Tu vois, comment je me sens un peu seule. C'est parce que Abdel est un peu souffrant ces temps-ci. Moi : Ah bon ! Elle : Il est dans sa chambre. Viens, je vais t'emmener le voir. Je l'aide à se relever, et ensemble, nous allons dans la chambre de son fils. La chambre, modeste mais chaleureuse, est ornée de photos encadrées aux murs, capturant divers paysages et portraits. Un petit bureau en bois abrite du matériel photographique, tandis qu'un lit simple occupe le centre de la pièce. Des étagères renferment des albums et des magazines spécialisés, ajoutant une touche personnelle à cet espace. J'aimais bien la manière dont la chambre était décorée, on dirait que c'est un passionné de la photographie Il était couché sur le ventre, donnant l'impression de dormir. Grand-mère : Abdel ? Lui : Hm ? Elle : Regarde qui est venue te voir. Il se retourna et me fixa sans sourire. Je lui offris un sourire, mais il resta impassible. Lui : Qu'est-ce que tu fais ici ? Moi : Je... Grand-mère : Abdel, arrête avec ton impolitesse ! Elle est juste venue te voir. Alyssa, reste avec lui. J'avais oublié une marmite sur la cuisinière. Moi : D'accord, pas de souci. Après son départ, Abdel se redressa et s'assit sur le lit, visiblement fatigué. La chaleur de la chambre ne devait pas aider. Moi : Tu es allé à l'hôpital ? Lui : Non. Moi : Mais pourquoi ? Lui : Pourquoi cela te concerne-t-il ? Je me demandais s'il n'avait pas les moyens d'y aller et avait honte de le dire. Moi : Si tu n'as pas les moyens, je peux t'aider. Lui (en riant) : Ah, les bourgeois, vous êtes ridicules. Moi : Ce n'est pas une question d'être bourgeois. Si tu es malade, il est normal de te faire soigner. Si tu ne peux pas payer, je peux te prêter de l'argent, et tu me rembourseras quand tu pourras. Lui : Alyssa ? Moi : Oui ? Lui : Va te faire foutre. Moi : Mais... Lui : Ne me casse pas la tête ! Le fait de te voir augmente ma douleur. Pars, s'il te plaît. Je sortis une liasse de billets de ma pochette et le posa sur le lit. En voulant partir, il m'interpella Lui: Hei, ramasse ça! Reprend ton argent! Moi: Je ne reprends rien du tout! Nokkala dieul khaliss bi Tei ngua nioussa fadjou dji. (Prends cet p****n d'argent. Et va te soigner avec) Dis-je en sortant sans lui laisser la peine d'en placer une Il pense vraiment, qu'il est le seul à être impoli ici. Je peux être calme quand je le veux. En sortant, je croise la grand-mère qui m'invite à rester pour manger avant de partir. Je dois malheureusement décliner l'invitation, car la dame m'a appelé pour que je vienne récupérer la commande. Je lui ai néanmoins promis de revenir une autre fois. Sur le chemin de la maison, mon téléphone n'arrêtait pas de sonner, mais j'ai fait comme si je ne l'avais pas entendu. C'était encore Daba, ma cousine, qui m'avait demandé d'aller chercher les éventails. Si elle veut faire des courses, elle n'a qu'à prendre ma voiture, je n'ai pas de problème avec ça. Mais le fait de vouloir tout le temps me demander de faire les choses a sa place j'en peux plus Quand j'arrive, je laisse mes cousins monter les bagages et je vais dans la chambre de Cathy, où elle se faisait coiffer en compagnie de quelques cousines. Moi : Waouh ! Mon cœur, tu es magnifique ! Elle : Merci beaucoup, ma vie ! Tu ne te prépares pas ? Moi : Bien sûr ! Je voudrais d'abord aller prendre une douche. Elle : D'accord ! Mais j'espère que tu as mangé ? Moi : Non, pas encore. Daba : Dawal dém agne ! Thieb national leu mere yi togue.(vas-y on cuisiné un bon thieb) Moi : Hii ! Domako wakh niarri yone.(Tu n'auras pas à me le dire une seconde fois.) Je vais me servir dans la cuisine, puis je me pose avec mes cousins. On discutait et je savourais le repas, qui était délicieux. Je ne sais pas pourquoi, mais les repas de fêtes ont toujours un goût unique. Vers 17h, je suis parti prendre une bonne douche avant d'aller me faire maquiller. J'ai terminé vers 20h, étant la dernière sur la liste. La décoration de la terrasse était incroyable ! On ne pouvait pas rêver mieux ! Les gens commençaient à arriver, ainsi que les bogomans. Une fois tous les invités présents, avec ma cousine Astou, nous sommes allées chercher Cathy. Quand je l'ai vue, mes larmes ont failli couler. Je réalise maintenant qu'elle est devenue la femme de quelqu'un. Je n'aurai plus la chance de me chamailler avec elle, de rejoindre sa chambre la nuit lorsque je pensais à Anissa et me sentais seule, de l'embêter et de me disputer avec elle. Astou : Hé, bou leine fi dioy dh, sinon vous risquez de gâcher vos maquillages ! Cathy : Alyssa, il faut vraiment que tu viennes avec moi chez mon mari, sinon je ne partirai pas. Moi : *rire* Tu sais très bien que si c'était possible, je l'aurais sans doute fait. Cathy : Je... je ne pourrais pas vivre sans toi. Moi : Moi non plus ! Dis-je en la prenant dans mes bras. Nous restâmes l'une dans les bras de l'autre jusqu'à ce qu'Astou vienne finalement nous séparer. À notre arrivée, les griots commencèrent à chanter et à faire ses éloges. L'ambiance était vraiment au rendez-vous! À un moment, ma petite cousine est venue me chercher pour que j'aille répondre à ma mère. Je la trouve dans sa chambre, en compagnie de maman Maty. Moi : Vous m'avez appelée? Maman : Oui, Alyssa, où est la famille de Bamba? Maman Maty : Moma diakhal, dou ndieukei, dou makk, dou rakk, dou keine ñiou guiss ko fi! Alors que teranga ñiou ngui neulei di leine khar(Je ne comprends pas! Ils ne sont ni venus en tant qu'aînés, ni en tant que cadets, ni en tant que contemporains. Personne ne les a vus ici, alors que l'hospitalité nous tient tant à cœur) Moi : Ah, que puis-je vous dire! Je vous avais prévenu que cette famille n'aimait pas les festivités. Maman : Mais la moindre des choses, c'est d'envoyer quelqu'un! Moi : Prenez les cadeaux et partagez-les entre nous. Maman Maty : Ioe nite ngua? Fo deigue lolou (Quoi? Tu es sérieuse?) Moi : Oui, c'est la meilleure chose à faire. Maman : On ne fera pas ça! J'enverrai Coumba Mbaye pour qu'elle les leur apporte. Moi : Hm, maman! Tu sais très bien que Coumba n'a pas sa langue dans sa poche. Ne l'envoie pas chez eux pour qu'elle y sème des problèmes. Maman Maty : Alyssa, fiche-nous la paix! Ces cadeaux, c'est à eux de les recevoir. Ils sauront alors que ma fille ne vient pas de n'importe quelle famille. Moi : Hm, très bien! Faites comme bon vous semble. En sortant de la chambre, j'essayai d'appeler Bamba pour l'avisé, mais je tombai sur son répondeur. Finalement, j'appelai Mansour, qui décrocha à la première sonnerie. Lui : Allô, Alyssa. Moi : Oui, Mansour. J'espère que je ne te dérange pas. Lui : Non, pas du tout! Comment vas-tu? Et le mariage? Moi : Ça va bien! C'est justement pour ça que je t'appelle. Lui : Ah bon, dis-moi? Moi : En fait, nos mamans veulent envoyer notre griotte chez Bamba pour lui apporter le fameux teranga. Mais connaissant sa famille, je doute qu'ils apprécient cela. Lui : L'Imam n'aimerait pas du tout ça! Ce serait mieux de ne pas le faire. Ça pourrait même créer des tensions entre Cathy et sa famille. La grand-mère de Bamba, c'est un autre niveau. Elle vit dans un monde à part. Moi : C'est exactement ce que je pensais. Lui : Voici ce qu'on va faire : je vais te donner l'adresse de notre maison, et vous pourrez y apporter les cadeaux. Moi : Tu es sûr que ça ne te dérange pas? Lui : Non, pas du tout! Ma mère et mes sœurs seront là, elles sauront comment gérer la situation. Moi : Merci infiniment, Mansour! Je te revaudrai ça. Lui: non t'inquiète, on est ensemble! Après ça, je retourne dans la chambre pour dire à maman que je me portai volontaire d'accompagner la griotte chez Bamba. Avant de partir, je suis allé prévenir Cathy de la situation et elle a trouvé cela plus juste MAMI ANNA KEBE Almadies, Dakar-senegal Assise dans le salon en compagnie de ma mère, qui regardait une série, et de Binta, absorbée par son téléphone et souriant sans cesse (probablement en train de discuter avec son petit ami), je nourrissais mon bébé, Omar, qui venait d'avoir six mois aujourd'hui. Ma fille de huit ans, Mariama, jouait tranquillement sur sa tablette. Je vis chez mes parents avec mon mari et nos enfants. Malheureusement, je me suis mariée à un homme qui ne se soucie absolument pas de moi ni de ses enfants. Aziz ne fait rien pour aider et je suis la seule à subvenir aux besoins financiers de la famille. Il passe son temps à voyager, me racontant des mensonges sur son travail en prétendant être businessman. J'avais tout tenté pour que Mansour le recrute, mais Aziz n'est resté que deux mois dans l'entreprise, car il cherchait déjà à soutirer de l'argent. Je me suis mariée avec lui par amour, espérant qu'il changerait, mais il devient de pire en pire chaque jour. La seule chose qui me retient dans ce mariage, ce sont mes enfants. C'est la voix de mon frère, qui est entrée, qui m'a tiré de mes pensées. Lui : Maman, en fait, la famille de la femme de Bamba amène des cadeaux ici. C'était destiné à aller chez lui, mais connaissant sa famille, ils ne l'accepteraient pas ! Pourriez-vous m'aider en jouant le jeu, s'il vous plaît, en faisant semblant d'être les membres de sa famille ? Elle : Ioe nakk Mansour, khamou lane rekk ngua meu yabei? Nioune dañiou leu wakhone ke ni ay comédiens lañiou leu ? (Mansour, on t'avait dit que nous étions des comédiens?) Moi : *rire* Moma diakhal ! Ki daffa yabaté. (Il se fiche vraiment de nous.) Lui : Mais c'est juste pour prendre des cadeaux ! Je ne vous demande rien d'autre que de sourire. Binta : Sou neikei, c'est rémunéré. Dh meune nako mane. (Si c'est rénuméré, je peux très bien le faire) Lui : D'accord, il n'y a pas de souci pour ça ! Je vous demande juste de faire un effort. Mami, toi tu seras la ndieukei, maman, tu représentes la mère de Bamba, et toi, Binta, tu es la petite sœur. Avant qu'on ait le temps de protester, on sonna à la porte. Lui : J'en suis sûr, c'est eux ! Moi : Wa dañiouy mourou walla ? (On doit se voiler ou pas ?) Lui : Ce n'est pas nécessaire ! Il n'y a que Alyssa et la griotte. Il partit leur ouvrir. Maman : Mane dall Mansour, daff meu diakhal. ( Mansour, il m'intrigue vraiment.) Il revint quelques minutes plus tard, accompagné d'une femme qui devait avoir l'âge de Binta, elle était magnifique, ainsi que de la dame qui devait sûrement être la griotte. La fille tenait une petite valise, Mansour la plus grosse, et la dame une énorme boîte qu'elle avait du mal à porter. Eux : As-salamu alaykum. Nous : Alaykum salam. Elle : Dioufa niokho bay, ñiou ngui leine di nouyou, Sen tour ak Sen sante. Maman : Dall leine ak diam. Binta, dit à codou de nous apporter à boire elle: d'accord! Elle : Dieureudieuf ! Tay nakk Maty Ndiaye ak Marianne Diop ñio meu yebbalone fi tay ndakh rekk pour teral leine. Lima fii nara lim nakk Maty neina khebb nako lol mais beuss bou yallah mayei Cathy ak seugne bi bant di ngueine guiss loleine meuss ta guiss ! Ani ndieukei bourr ? Moi : Mane leu ! Mangui ni. Elle : Oh yaa tarou kayy ! Ioe rekk yaa meunone done souñiou ndieukei yangui melni youpi créme! Mais ndieukei bourr, j'espère rekk ke teuwo. Moi : *rire* Dedett. Elle : Kon baxna ! Lima nara lim il faut mou douguou seu mind bi. Nio tambali. Voici les cadeaux : une parure en or d'une valeur de 10 millions, un sac Louis Vuitton à 5000 €, un sac Yves Saint Laurent à 10000 €, des nu-pieds Hermès à 1600 €, cette valise contient des abayas venant directement de Dubaï d'une valeur de 5 millions! Elle continuait à énumérer les cadeaux, les uns plus extravagants que les autres ! J'en restais sans voix. Il y en avait pour toute la famille de Bamba, ainsi que de l'argent même pour les personnes décédées ! C'était du jamais-vu. Maman : Ah, Dieureudieuf ! Li mom teranga meuno ko raw ! Wakhal ñiou Maty ak Marianne, Sen dom douguoul keurou tchiomo, beuss bou ngueintei amei Dina khamni ni gueunou ñiou gorei ! (Ah, merci beaucoup ! Les cadeaux sont vraiment nombreux. Dites à Maty et Marianne que lorsqu'ils auront un enfant, on leur rendra la pareille.) Mais maman, qui lui a demandé de dire ça ? La griotte : Sans faute, na leine ko yeigualei bou bakh ! Nioune nakk ñiou ngui ñieuw dem. (je le lui ferai parvenir! A présent nous allons y aller) Maman : Ah, contane mom deff nagne ko ! (nous sommes vraiment contentes) Elle : Ñio ko bokk ! (on est ensemble) La jeune fille a attendu que la dame parte pour nous remercier. Elle : Ma tante, vraiment merci beaucoup pour votre aide ! Maman : C'est tout à fait normal, ma fille, vous êtes tous mes enfants, c'est la moindre des choses. Elle : D'accord ! Je vais y aller à présent. Maman : Ok, ma fille, à la prochaine in shaa Allah. Accompagnés par Mansour, ils sont partis. Binta : Wa yeine diomi wo leine ? Moi : Li mom mangui koy dora guiss tchi mim rew ! Ndeikei Adji kane titarou bou metti bim fi neikei wone ndakh diokhone ay goro wam cinq millions keissé meunoul daffa done diem. (C'est une première ! Adji Kane pensait avoir accompli quelque chose d'extraordinaire, alors qu'en réalité, elle ne faisait que d'essayer) Maman : Je suis toujours choquée ! Mais où est-ce que Bamba a connu ces gens ? Moi : Mo diara latchieutei nakk. (c'est ce qu'on doit se demander?) Franchement, merci pour votre coopération ! fit Mansour, qui venait de se joindre à nous. Maman : Wa Mansour Kébé, fo leine khamei gni ? (Mansour, ou est-ce que vous connaissez ces gens) Lui : Cathy et Bamba se sont connus en France. Il nous l'a présentée, et on a commencé à traîner ensemble avec sa cousine Alyssa. Maman : Donc, toi tu connais Alyssa ? Lui : Souma ko khamoul wone dina fii nieuw. (Si je ne l'a connaissais pas est-ce qu'elle aurait mis les pieds ici?) Maman : Elle est mariée ? Lui : Non, non. Maman : Wa louleu teirei dieul ko ? (qu'est ce qui t'empêche d'être avec elle) Lui : Mais ça va pas non ! Je suis déjà avec Yacine et tu me parles d'Alyssa. Maman : Ioe doul ! Yacine khamni poussoul, passoul ! Lim sanguei ay tatam sakh yakoy dieunde ! Nite daffay beugue lou bakh tei reuy beutt ! Guiss ngua Bamba doffoul sou deimei beu am li tay ngua khamni ioe tmt tu peux faire la meme chose. Mansour, Sénégal laniou nekk tei fii deureum ak deureum nioy ande. Alyssa mii tu peux bien l'épouser. (Mansour, sérieusement ! As-tu vu la situation financière de Yacine ? Que peut-elle réellement t'apporter ? Bamba n'est pas mieux que toi pour dénicher une femme issue d'une famille similaire, alors pourquoi ne fais-tu pas de même ? Nous sommes au Sénégal, et chacun doit fréquenter des personnes de même statut social.) Lui : Maman, arrête avec ça ! C'est Yacine que j'aime et c'est elle que je ferai mon épouse ! Que ça soit clair! De plus ces cadeaux ne vous appartiennent n'y touchez pas! je les amènerai chez Bamba après le mariage. dit-il en partant sans lui laisser le temps de répliquer. Maman : Franchement, je ne sais même pas quel genre de personne il est ! Moi : Beugue lou bone rekk ! Yacine khamantei rew neu, neup neu, panne naa kilifeu teksi ndoll. (Mansour ne veut pas du bien pour lui, car Yacine est indisciplinée et manque d'éducation, ce qui suffit à la rendre inacceptable comme épouse.) Elle : Ioe seu boss, daffa doy exemple beu parei, douma fi naguou kou yoroul keinene di fi douguat ndakh loudoul yokk depense indil louniou leinene lou bakh. (Ton mari en est juste une exemple parfaite. Je n'accepterai plus jamais qu'une personne de classe moyenne mette ses pieds ici) Binta : Rire Ah, donc fais gaffe, parce que Mansour n'attend qu'à ce que la fusion se fasse pour l'épouser. Elle : Souma leine bayi wone niom niarr daffa feikone mou nekh meu ! Legui nakk Diguantei bi may ki koy tass ! (Si je les avais laissé ensemble c'est parce que je l'avais voulu! Mais je serai la personne qui mettra fin à tout ce cirque) SOUMAYA BINT MUHAMMAD DIOUF Maristes, Dakar-Sénégal Les yeux rivés sur mon téléphone, je suivais en direct le live du henné de ma belle-sœur sur i********:. J'aurais tellement voulu y aller que j'avais déjà acheté une tenue, mais mon père a dit niet ! D'ailleurs, personne de la famille n'y est allé. Maman a tout tenté pour que les deux femmes de notre frère aîné, Aly Oumou Kalsoum et Zeynab nous représentent là-bas, mais cela a fini en dispute, car ma grand-mère a mis son grain de sel. C'est elle qui est la plus opposée au mariage, même plus que mon père. Elle ne supporte même pas qu'on prononce le nom de Cathy à la maison, sans qu'on sache vraiment pourquoi. Mais cela ne m'étonne pas venant d'elle, car ma propre mère ne lui plaît pas non plus. Elle n'apprécie qu'une seule personne ici : Absa, la promise de Bamba. Elle accepte uniquement la nourriture préparée par Absa, ce qui est normal, étant donné qu'Absa est la fille de son cadet, son fils préféré. Un coup de poing dans le dos me fit sursauter et faire tomber mon téléphone. Je me retournai pour faire face à la sorcière de la maison. Moi : Pourquoi tu me frappes comme ça ? Elle : Ah, Soumaya, c'est à moi que tu parles de cette façon ? Assya, yangui guiss seu dom nimou may tonto. Maman : Soumaya, reste calme. Moi : Je peux accepter beaucoup de choses, mais être frappée ne fait pas partie de ça ! Mes parents ne l'ont jamais fait, alors je ne te donne pas ce droit. Elle : Ay way samba ! Ndeye dja dome dja. Yaye sou bonei kay dome dji dou meuna bakh ! Rew beu doff ngua deff. Kham ngua li lay wakhati seu baye yarou leine. Motakh ngueine bonei ni. (Mais tu ne peux pas être une bonne personne parce que déjà ta propre mère ne l'ait pas) Moi : De toute façon, pour toi, dans ce monde, tu es la meilleure personne qui soit. Ton avis ne compte que pour toi. Elle : Lahilah, mane damay beugue diomi walla lane ! (je suis entrain de devenir folle ou c'est comment?) Moi : Ioe diomei guo sakh danguay wadj ! Nguay melni nakar ni, dis-je en ramassant mon téléphone et en partant sans lui laisser le temps de répliquer. Au début, on lui témoignait beaucoup de respect, mais désormais personne ne se soucie d'elle parce qu'elle ne cesse de créer des problèmes entre mon père et sa famille. Nous nous sommes tous soudés contre elle pour que lorsqu'elle raconte des choses à papa, nous puissions le contredire, et ça fonctionne plutôt bien. Il commence à ne plus lui faire confiance. Je me dirige vers la terrasse et trouve mes frères Bamba, Aly et Issa en pleine discussion. Lorsqu'on les voit tous les trois assis ensemble, c'est souvent qu'ils essaient de résoudre leurs problèmes. Aly est constamment en conflit avec ses deux épouses, Oumou Kalsoum et Zeynab. Bien qu'elles se présentent comme des saintes nitouches, ce sont en réalité des personnes hypocrites. En l'absence de mon père, elles s'affrontent sans cesse dans la maison, mais dès qu'il est là, elles s'assoient ensemble, discutent ou même cuisinent ensemble. Je crains qu'un jour elles ne finissent par se battre jusqu'à la mort dans la cuisine. Issa, quant à lui, a de la chance sur ce plan là, car son épouse Aisha est une personne très calme. Son seul problème est qu'elle ne se mêle pas des affaires de la maison. Lorsqu'elle n'est pas en train de préparer les repas, elle reste dans son appartement jusqu'au dîner. Après avoir mangé, elle ne réapparaît qu'au petit matin. Au moins, elle évite les provocations, contrairement aux deux autres. Bamba, lui, commence à s'enfoncer dans le monde des problèmes, car on sait tous que la vie de sa femme dans cette maison ne sera pas facile du tout. Moi : Qu'est-ce que vous mijotez encore ? Issa : Rien qui ne te concerne ! Moi : De toute façon toi, ta vie n'est pas très intéressante ! Bamba, tu as vu ta femme ? Elle est magnifique ! Bamba : Guiss nnako wallay ! (pourtant je l'ai vue) Elle est le sujet de discussion du groupe familial ! Moi : Quoi ? Comment ça ? Aly : Xana douguo tchi groupe bi ? Mère yi ak paa yi niou sen dome bakh ak bonn yeup niou ngui am louniou wakh. (n'es tu pas entrer dans le groupe w******p de la famille? Tout le monde ne cessent de parler d'elle) Moi : Je n'ai rien vu, j'étais sur i********: en train de suivre le henné time. Bamba : Ce sont les photos de l'enterrement de vie de jeune fille qui ont fuité ! Apparemment, c'est la robe que Cathy portait qui fait polémique ! J'en ai assez de tout ça. Issa : C'est pour ça que je t'ai demandé de lui dire d'arrêter avec les fêtes ! Les affaires se compliquent. Le père ne veut plus entendre parler de tout ça. Aly : boy, il a parfaitement raison ! Appelle ta femme et dis-lui de mettre fin à tout ceci ! Lui : je vais lui parler, mais ce n'est pas facile de la faire changer d'avis. Elle est vraiment passionnée par ces événements. Aly : mais il faut qu'elle comprenne l'impact que cela a sur nous tous. Les gens parlent, et ça crée des tensions inutiles dans la famille. Moi : Et quand Grand-Mère sera au courant, ça risque d'être encore plus compliqué. Issa : Kokou mom heuram daffa diott mou abal niou. (Elle doit vraiment nous quitter.) Moi : rire Ayy, Issa ! Bamba : Non, il n'a pas tort. À cause d'elle, papa me force à épouser Absa. Nous : Comment ça ? Aly: je croyais qu'il avait mis un croix sur ça? Bamba : Il m'a proposé d'épouser Cathy en première, puis de faire d'Absa ma seconde épouse. Moi : Et tu as accepté ? Bamba : Je n'avais pas le choix. C'était soit Absa, soit les deux. Aly : Et Cathy le sait ? Bamba : Bien sûr que non. Moi : Hé ! Ioë dh douguou ngua tchi lo khamoul nakk. (C'est vraiment compliqué tout ça.) votez et commentez please
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