Chapitre 10 — Regardez ! La lumière est revenue ! s’exclama Naaly en se redressant. Hébété, Pardon fixait le sol. Bonneau ? — Papa, nous devons repartir. La voix empreinte de sollicitude de Tristan parvint jusqu’à lui. Il était de retour parmi sa famille, mais son beau-père ? À sa simple évocation, son cœur se crispa de douleur. Si jamais Aila apprenait qu’il l’avait laissé mourir sans même chercher à le sauver… Ah non, puisqu’elle l’avait oublié… Finalement, que pouvait-il réellement redouter de cette tragique conclusion ? Les propos de Bonneau résonnèrent dans son esprit : « Quand un homme a agi de son mieux, que peut-il faire de plus ? » Rien, voilà qui représentait la vérité, parce qu’il n’avait rien tenté. Mais, à sa décharge, devant la rapidité de son agonie, il était resté abaso

