Les femmes haïtiennes ont été reconnues comme étant plus susceptibles de développer des troubles liés à un traumatisme en raison de leur vulnérabilité face aux différents types de violence, y compris la violence conjugale, la violence civile et le désordre politique. Une étude réalisée par Roseline Benjamin, une psychologue qui travaille à Port-auPrince avec les victimes de violence conjugale a révélé que parmi les 1 505 femmes résidant dans les neuf départements, 70 % avaient été victimes de violence, dont 37 % de violences à caractère sexuel et 33 % de violences à caractère physique. Le plus souvent, l’agresseur est connu de la victime (65 %) ou est son partenaire (36 %). Plusieurs femmes développent ultérieurement des symptômes du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), d

