XXVIIIC’est rue Mautrec que se rendait Jacques de Boiscoran. Mais il savait de quelle réprobation effroyable il était l’objet. À prendre le chemin le plus court, à traverser les rues fréquentées, il eût risqué d’être reconnu et peut-être arrêté. Il s’était donc résigné à un long détour, et il s’était engouffré dans le dédale des ruelles sombres et tortueuses de la vieille ville. Il s’en allait d’un pied fiévreux, se détournant des rares passants, son chapeau de feutre rabattu sur les yeux, et, pour plus de sûreté encore, tenant son mouchoir appliqué contre sa figure. Il était bien près de neuf heures et demie lorsqu’il arriva à la maison qu’habitaient le comte et la comtesse de Claudieuse. Le portillon était enlevé et la porte fermée. N’importe, Jacques avait son plan. Il sonna. Une bonn

