XXI– Vous savez la nouvelle ? – Non. – Mademoiselle de Chandoré est allée visiter monsieur de Boiscoran. – Est-ce possible ! – C’est exact. Vingt personnes l’ont vue remonter la rue du Château, au bras de l’aînée des demoiselles de Lavarande. Entrée à la prison à deux heures dix minutes, elle n’en est ressortie qu’à trois heures un quart. – Cette jeune personne est folle ! – Et la tante, que dites-vous de la tante ? – Qu’elle est plus folle encore que sa nièce. – Et monsieur de Chandoré ? – Il faut qu’il ait perdu la tête pour autoriser des frasques pareilles. Après cela, vous savez, tantes et grand-père ont toujours fait les quatre volontés de mademoiselle Denise… – Jolie éducation ! – Voilà ce qu’elle produit. Après un tel éclat, il est impossible qu’une jeune fille trouve un

