Chapitre XXVIÀ sept heures, Sophie entra dans ma chambre pour m’habiller ; ma toilette dura longtemps, si longtemps, que M. Rochester, impatienté de mon retard, envoya demander pourquoi je ne descendais pas. Sophie était occupée à attacher mon voile (le simple voile de blonde) à mes cheveux ; je m’échappai de ses mains aussitôt que je le pus. « Arrêtez, me cria-t-elle en français ; regardez-vous dans la glace ; vous n’y avez pas encore jeté un seul coup d’œil. » Je revins vers la glace et j’aperçus une femme voilée qui me ressemblait si peu, que je crus presque voir une étrangère. « Jane ! » cria une voix, et je me hâtai de descendre. Je fus reçue au bas de l’escalier par M. Rochester. « Petite flâneuse, me dit-il, mon cerveau est tout en feu d’impatience, et vous me faites attendre s

