Le sang lui monta au visage, ses yeux brillèrent ; il se leva et étendit les bras : mais j’échappai à son étreinte et je quittai subitement la chambre. « Adieu ! » cria mon cœur, lorsque je m’éloignai. – « Adieu, pour toujours ! » ajouta le désespoir. …………………… Cette nuit-là, je ne pensais pas dormir ; cependant, à peine fus-je étendue, qu’un lourd sommeil s’appesantit sur moi. Je fus transportée en songe aux scènes de mon enfance ; je rêvai que j’étais dans la chambre rouge de Gateshead, que la nuit était sombre et mon esprit en proie à une étrange terreur ; il me sembla que la petite lumière qui, il y avait bien des années, m’avait fait évanouir de peur, après avoir glissé le long de la muraille, venait trembloter au milieu du sombre plafond. Je levai la tête pour regarder ; le plafond

