Au delà du lien chapitre 5

963 Words
Ma respiration est lourde et chaude. Mes yeux me brulent, mais ce n’est rien en comparaison à mes muscles. Et je me mis à crier, à hurler. Mes bras entravés par des chaines me déchiraient la peau de mes poignets. Dans ma tête, mon loup hurlait qu’il avait besoin de sa louve. J’ai l’impression qu’il en pleurait de douleur physique et mentale. Mais je ne contrôlais rien de tout cela. Les odeurs se baladaient autour de nous. Des odeurs que je connais bien puisque je les connaissais toutes. Le temps est long et j’ignore où j’en suis, mais si je pouvais arracher mon cœur de ma poitrine pour qu’il s’arrête, je n’hésiterais pas. J’entends leur voix, mais je n’arrive pas à me concentrer sur elles. Et je ressens de nouveau ses brulures dans mon corps, celui-ci convulse et ma gorge se déchire dans un hurlement bestial. Soudain, quelques choses me piquent le bras, mon corps continue malgré tout à convulser. Mes yeux deviennent piquants et lourd… quelques choses en moi lâche et je tombe dans un grand trou noir profond. *** Je suis allongé sur mon lit. Ses hurlements se sont arrêtés il y a une bonne heure. Je pense que le plus dur est passé. Je pense donc que je peux m’approcher de lui. Je me dirigeai sans hésitation vers la salle de bain pour préparer plusieurs serviettes et une bassine d’eau. Je préparai également une couverture pour moi et un livre. Je passai la grille qui séparer nos deux chambres avec tout cela dans mes bras. Sa respiration est calme tous comme ses paupières et son cœur. Je m’installai donc tranquillement sur un fauteuil près du lit. Je commence par humidifier son visage, puis ses bras et ses mains. Ses griffes ont disparu depuis peu et ses veines ont fortement réduit ce qui est bon signe. Je m’attaque ensuite au torse, aux cotes puis les hanches. Malgré les signes de calme, son membre est encore développé donc encore très sensible. Je me contente donc de changer la serviette prévue pour absorber des fluides de son membre. Une fois ses jambes nettoyées, je repositionne la couverture sur son corps avant de m’installer dans mon fauteuil. Je me lançai dans la lecture de mon livre à haute voix. De la botanique, rien de bien passionnant, mais cela change de la politique, de l’économie, de la médecine ou des romances. Et c’est près d’une demi-heure plus tard que Samuels et Lidia arrivent. -Vous êtes dans la chambre depuis longtemps ? Me demande Samuels discrètement. -Un moment, j’ai nettoyé son corps, changé la serviette des fluides et repositionné la couverture. Il n’a pas bougé depuis. -Mlle, vous avez fait sa toilette ? Vous ne devriez pas… -Et pourquoi Lidia ? Je sais faire la toilette d’un homme. J’ai dû aussi faire la toilette de cadavres. -Ce que je voulais dire c’était plutôt pour la fierté de notre Grand Alpha sans vouloir paraître impoli avec vous. -Je dors dans la chambre juste à côté. Et que je sache, il n’a pas pris en compte ma fierté. -Notre Grand Alpha à fait cela avec respect et en pensant avant tout à votre santé ! Commence-t-elle à lever la voix. -Alors où est le problème ? J’en ai fait tout autant pour l’Alpha. Je ne suis pas du genre à profiter d’une telle situation. -Pardon pour ma réaction… -Nous avons l’habitude que ce soit nous qui nous occupons de notre Grand Alpha. Ce n’est pas contre vous et nous vous remercions pour le temps que vous donnez. -C’est quoi tous se bruit ! Ralla le médecin. Mon patient est réveillé ? -Non docteur, je pense qui va se reposer encore une bonne journée. -Et bien, je vais prendre le temps de l’examiner. Profitez-en pour respirer et manger quelques choses. Nous sommes donc sortis tous les trois de la chambre. Je pris le temps de me laver avant de rejoindre Lidia et Samuels. Lidia avait rapporté de quoi manger, pour nous tous. -Je pense que tu pourrais peut-être manger un peu plus que des fruits. Tu pourrais prendre plus de force. -Je le sais, mais est-ce que j’en ai le droit ? C’est vrai Lidia, j’ai passé plusieurs années sans droit et seule. -Mais quelle question, bien sûr que si et puis tu es l’une des nôtres maintenant. Notre Grand Alpha te fait confiance, sinon, tu ne serais pas là. Tu … -Je suis là parce que je devrais être morte. Personne ne doit savoir que je suis là, vivante alors évidement que je reste ici. J’ignore ce que je mérite ou non mais j’ai confiance en votre Alpha et je lui apporterais le respect qu’il me donnera, mais qu’est-ce que je pourrais faire du plus ? Je me rends à peine compte que des larmes coulent le long de mes joues. Au final, je ne sais même pas ce que je suis. -Vous Avez raison Mlle Lysandre, notre Grand Alpha ne devrait pas tarder à revenir à lui. Ses ruts sont terminés, il se repose physiquement. Prévenez-moi quand il se réveillera. Il nous faudra discuter de votre état et du sien. Samuels, j’aimerais que tu continues à faire surveiller la meute Larc. Quelques choses se cachés derrière tout cela. Lysandre, tu ne resteras pas enfermé ici, notre Grand Alpha le ne te laissera pas comme cela. Le mage ne peut pas venir pour le moment, mais il veut te voir régulièrement. Si tu continues à manger et à te reposer, ta louve pourrait s’éveiller. Il veut t’y aider. Je vous laisse, bon repas à vous trois. Le médecin sorti nous laissant dans un long silence. Je me décidai finalement a essuyé mes joues, repris mon livre et retourna dans la chambre de l’alpha pour reprendre ma lecture botanique.
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