IV La Maison-Verte, septembre 1871. Vous avez bien lu, amie, c’est de la Maison-Verte que cette lettre est datée. J’ai revu Guindalos, Mazères, Uzos, Rontignon, Narcastet, Assat, et le bois Levignat, et Saint-Ambroise, et tous ces taillis, ces cours d’eau, ces îlots pleins de saulaies et d’oseraies où nous avons vécu le meilleur de notre vie. C’est le 25 que j’ai quitté Rébenac. Au plus petit de l’aube, j’ai ouvert les yeux. Les persiennes étaient à demi closes. Le feuillage des passiflores se détachait, noir, sur le ciel blanc. Rien n’avait encore une forme précise. Le jour commençait à se montrer sur le plafond. Il y traçait un angle lumineux qui partait de la fenêtre, et s’éteignait presque aussitôt. Vous le connaissez, ce jour blanc, froid, mat, incolore, vaporeux, qui trace lenteme

