Le Palais Lunaire ne dormait jamais. Même lorsque le silence semblait absolu, il y avait toujours ce souffle discret, cette pulsation lente et constante, comme un cœur ancien battant sous la pierre et la lumière. Elle le ressentait désormais clairement, jusque dans ses os. Chaque pas qu’elle faisait dans les couloirs argentés éveillait une réponse subtile du lieu, comme si le palais observait, jaugeait, mémorisait. L’aube n’existait pas ici. La lune demeurait suspendue au-dessus des tours, immobile, éternelle, et le temps semblait s’étirer différemment, refusant toute notion de rythme humain. On la conduisit dans une salle circulaire ouverte sur le ciel, un vaste amphithéâtre de marbre lunaire gravé de runes anciennes. Au centre, un bassin peu profond reflétait la lune avec une précisi

