Le Sanctuaire de Vire-Lune ne dormait jamais vraiment. Même au cœur de la nuit, des milliers de flammes argentées brûlaient dans les vasques suspendues, nourries par la magie lunaire pure. Les prêtresses se déplaçaient en silence, robes claires glissant sur les dalles immaculées, récitant les litanies qui maintenaient l’équilibre du cycle. Depuis des siècles, aucun ennemi n’avait osé franchir les frontières sacrées. La Déesse elle-même veillait ici. Du moins, c’est ce que l’on croyait. Elle observa le sanctuaire depuis la crête rocheuse, le vent nocturne fouettant ses cheveux. En contrebas, la cité sacrée s’étendait comme une constellation tombée sur terre — dômes argentés, tours gravées de glyphes lunaires, ponts de lumière reliant les temples entre eux. — C’est trop calme, murmura Al

