Le Palais Lunaire hurla. Ce n’était pas un son ordinaire, ni même un bruit au sens mortel du terme. C’était une onde de détresse ancienne, un cri architectural et divin à la fois, qui se propagea dans chaque couloir, chaque colonne, chaque fragment de lumière suspendue. Les murs vibrèrent comme une peau blessée, et la lune, pour la première fois depuis des siècles, sembla vaciller. Elle courait. Son souffle brûlait sa poitrine, ses jambes tremblaient, mais elle ne s’arrêta pas. Alaric la tenait fermement par la main, l’entraînant dans un dédale de galeries interdites que seuls les Anciens connaissaient encore. Derrière eux, les alarmes lunaires se succédaient en pulsations rapides, accompagnées de chants incantatoires devenus menaçants. — Plus vite, dit Alaric, sa voix tendue. Elles on

