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1438 Words
Mon cœur battait la chamade, comment avait t'elle pu faire cela? je n 'arrivais pas à croire qu'elle m'avait piégée. Je pensais que nous étions amies, je vois que je me suis bien trompée. De rage, je mis un coup de pied dans la porte, il fallait que toute ma colère s'en aille alors j'ai continué à frapper pendant quelques instants puis j'ai pris place sur les escaliers qui se trouvaient derrière moi me trouvant sur un palier. Il me fallait réfléchir à ce que j'allais faire, comment me sortir de ce pétrin dans lequel je m'étais fourrée. Pour commencer il me fallait soit sortir de là, soit trouver quelque chose pour me défendre. Il voulait me tuer, très bien, mais pas sans combattre car il était hors de question que je le laisse me tuer sans rien faire cette fois-ci. Descendant les marches à tâtons le noir étant toujours présent dans cette pièce, je trouvais en bas de celles-ci un bouton de lumière sur lequel j'appuyais. Il me serait ainsi plus simple de rechercher quelque chose de valable afin de lui faire le plus mal possible avant de rendre mon dernier souffle, un couteau, une hache, quelque chose de tranchant serait parfait! ou au pire une arme à feu, ce que je doutais trouver ici! Regardant dans la pièce, je vis plein d'instruments, ressemblant étrangement à des instruments de torture comme dans les films, il y avait des scalpels, trop petits pour lui faire du mal, des pinces, des câbles de démarrages et d'autres objets dont je ne connaissait pas le nom. Cela m'inquiétait un peu me demandant où j'avais bien pu atterrir. - C'est quoi cette baraque! Me questionnais-je tout haut. Je dois avouer que voir tout cela, ne m'inspirait pas le moins du monde confiance, et les paroles de Kerim me revinrent en mémoire, le jour où il disait à mes parents qu'ils tenteraient de savoir, d'avoir des preuves de ce que je suis! D'ailleurs, cette question pourtant existentielle m'était entièrement sortie de l'esprit, que suis-je? Qui suis-je? Je continuais à scruter cet endroit du regard, cherchant dans mon esprit, dans ma vie ce que je pourrais bien être pour susciter un tel intérêt. Me retournant, je vis une porte menant à une autre pièce, la curiosité me poussa une fois de plus à me diriger vers celle-ci afin de savoir ce qui se trouvait dedans, priant pour ne pas tomber sur quelque chose de pire qu'un alpha enragé. Mes mains tremblaient quand elles se posèrent sur la poignée. Devais-je ouvrir la porte, découvrir ce que cette pièce renfermait? Prenant une grande inspiration, j'entrais dans la pièce, et la stupeur me saisit, mon cœur s'arrêta de battre, mes jambes se mirent à trembler, je ne pouvais pas croire ce que je voyais devant moi, non c'était impossible. M'approchant, ne voulant pas penser au pire des scénario qui pourtant se dessinait devant moi, je m'approchais du milieu de la pièce, où enchaîné au plafond et au sol, se tenait un homme, meurtrie, blessé. Il était éclairé par un plafonnier qui était resté allumé. Je pus enfin respirer en voyant ses épaules se lever sous la pression de sa respiration profonde et difficile. Il était solidement attaché par les poignets et les chevilles, il était pieds nu, son pantalon déchiré par endroit était le seul vêtement qui lui restait. Son torse était mis à nu, et présentait des séquelles des tortures qu'il avait dut endurer. Je ne pouvais pas croire ce que je voyais, m'approchant encore plus, me trouvant plus qu'à quelques centimètres de lui, il avait la tête en avant, les yeux fermés. Prenant son visage entre mes mains, je pouvais sentir la chaleur de sa peau, relevant sa tête afin d'être face à lui, je dégageais son visage de ses cheveux retombés dessus. C'est à cet instant qu'il reprit connaissance, en sursaut. Il se recula autant qu'il le pu, retenu par ses fers. Visiblement ma vue le terrorisait. - Quelle est cette magie? Je dois avouer que je ne comprenais pas de quoi il parlait, et je n'avais pour ainsi dire pas le temps de comprendre, il me fallait le libérer rapidement. Il commençait à s'agiter, d'une manière presque incontrôlable, se décalant à chaque fois que j'avais le malheur de me rapprocher de lui. - Je ne vous dirai pas où elle est pas la peine de me torturer, tuez moi! J'ai eu mal de l'entendre dire, cela, j'ai voulu m'approcher de lui, pour tenter de le rassurer, lui dire que je ne lui voulais pas de mal, mais il s'est mis à hurler de le tuer. Il me fallait le calmer, il ne fallait pas qu'il avertisse les loups que je l'avais retrouvé, que j'étais avec lui. - Chut! Kerim tais toi! Il baissa à nouveau la tête, sûrement épuisé et déprimé. En regardant dans la pièce, il me fut facile de trouver les clés, qui étaient pendues près de la porte, sur un clou planté anarchiquement. Pas très malin ces loups! m'approchant une fois de plus de lui, il se recula craignant toujours autant ma présence. - Bouge pas ! Il me regarda droit dans les yeux, tentant de comprendre, il semblait complètement déconnecté de la réalité. - Claice c'est toi? Je lui fit oui d'un signe de la tête et libéra son poignet gauche qui retomba sur moi. Par ce geste il ne pouvait pas être plus près de moi qu'en cet instant, et il était vraiment très lourds, je compris alors que j'aurais du mal à m'en aller avec lui, car je ne serais pas en capacité de le porter, ou du moins de le soutenir, et il ne me serait d'aucun secours si jamais nous avions à faire à des loups. Il vit je pense toutes ces interrogations tourner dans mon esprit car il me dit alors. - laisse moi ici, sauve toi! tu ne pourras pas me traîner, je ne veux pas être un poids pour toi! Bien que ces mots soient justes, je ne pouvais pas me résoudre à le laisser ici, aux mains de ces cabots! De plus, il était sévèrement blessé et avait besoin de soins appropriés que seuls les dieux pouvaient prodiguer. - Non, même si je dois te porter tu viens avec moi! Je défis la dernière chaîne qui le retenait prisonnier, il tomba m'entrainant dans sa chute. Il était bien plus faible que ce que je pensais. Nous étions tous les deux par terre, assis l'un en face de l'autre, du moins moi j'étais assise, lui, étant à moitié couché. - Kerim il va falloir que tu m'aides, je ne peux pas te porter, tu es trop lourd. Il leva les yeux, rencontrant les miens, mon cœur se mit à battre bien trop rapidement, il leva sa main vers moi, caressant ma joue du revers de la main, il me sourit, puis il descendit, prenant mon collier entre ses doigts, regardant le pendentif. - Me fais-tu confiance? Cette question me laissa sans voix, pourquoi demandait t'il cela? pour être franche, je n'avais jamais pensé à cela, alors oui, il m'avait sauvé de la mort, il était un des employés de mes parents, mais était-ce suffisant pour lui faire confiance? je lui fis oui d'un signe de la tête, il me sourit. - Quand je te le dis, retire ton collier, c'est la seule chance que nous avons de sortir d'ici vivant! Quoi? en quoi retirer mon collier augmente mes chances de survie, il était là pour me protéger pas l'inverse! - tu te trompes Kerim, ce collier est là pour me protéger! Il leva les yeux vers le plafond, de la poussière en tomba, entendant des bruits de pas à l'étage supérieur. Je compris rapidement que l'Alpha était là. J'en fus certaine quand j'entendis Leyla lui raconter comment elle m'avait piégée. Je serrais les dents j'avais envie de lui flanquer une bonne correction, malheureusement cela n'était pas dans mes cordes pour le moment. Je guettais la porte, attendant de les voir apparaître quand Kerim prit mon visage entre ses mains et me regarda droit dans les yeux. - Je ne peux pas tout te dire, tu le verras par toi même mais fais moi confiance! Je n'ai pas pu lui répondre que la porte de la cave s'ouvrit, et des pas se dirigeaient vers nous. Je les entendis rire, voyant que je m'étais réfugiée dans cette pièce reculée du sous-sol. La seule, qui n'avait qu'une seule et unique issue, cette porte qui venait de voir apparaître un loup, un alpha qui semblait plus que ravi de me voir ici, prise au piège.  ....
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