Je m’agenouille à ses côtés, le calme surmontant la peur qui grandit en moi. « Tu n’as pas à te battre, » murmuré-je, retenant l’impulsion de le toucher, de le prendre contre moi. Je ne sais pas comment il réagirait, surtout dans un état aussi angoissé. Le vent s’engouffrait dans les arbres, faisant bruisser les feuilles mortes autour de nous, comme pour masquer le silence lourd qui s’était installé. Il se tenait là, immobile, le regard fuyant, le visage marqué par une lutte invisible. Son menton tomba lentement, jusqu’à ce que ses yeux capturent enfin les miens, emplis d’une douleur déchirante et d’une colère sourde qui s’abattit dans mon ventre comme une lame glacée. « Je veux te toucher », souffla-t-il d’une voix étrangement douce, brisée, comme si chaque mot lui coûtait un effort su

