XPendant les jours qui suivirent, lord Rusfolk pensait souvent à sa conversation avec son oncle, à ses révélations sur lord Abel Clenmare. Il ne pouvait se défendre de faire certains rapprochements entre l’activité de son ancêtre, la disparition dans les archives de Loreyl-Castle de documents précieux et les confidences que lui avait faites son grand-père. Lord Walter Rusfolk avait prononcé le mot de poison, non sans réticence, certes, mais en rapportant les propos d’un des médecins qui le soignaient dans ses terribles souffrances physiques. Alwyn n’oublierait jamais le spectacle du beau vieillard, terrassé sous ses yeux par une violente crise de douleurs d’estomac, et surtout ses paroles qui étaient à la fois presque une accusation et pour lui, Alwyn, un avertissement, une mise en garde :

