23 Pour recevoir Maxime, Gersande s’était promis de se montrer au mieux de sa forme. La tâche avait été rude. Le cauchemar, les nausées qui avaient parcouru la nuit, les difficultés pour aborder avec son fils les sujets qu’elle voulait traiter, mais sans y toucher, avaient perturbé son sommeil et altéré ses traits. Elle s’était étudiée et reprise. À l’arrivée de son fils, elle se sentait digne de le recevoir, lui offrant cette image épanouie qu’elle diffusait d’elle-même dans les magazines à papier glacé. Elle ne le serra pas dans ses bras, mais, comme chaque fois (elle veillait à ne pas susciter de soupçons par un geste insolite) lui ébouriffa les cheveux qu’il ne coiffait pas à la mode, courts, remodelés avec du gel, mais qu’il conservait, depuis l’enfance, la raie sur le côté, et la mè

