TECTONIQUE DES MURSAREZKI METREF 1. L’indépendance de l’Algérie, je l’ai d’abord lue sur un mur. Celui de mon quartier. Enfant, il m’est arrivé de voir sa blancheur, semblable à celle de la voile d’Ulysse, se mettre à onduler avant de prendre le large vers l’inconnu. Il est advenu qu’il tienne lieu de véritable écran comme lorsque, après l’indépendance, René Vautier, cinéaste breton rallié au FLN, venait y projeter Quand passent les cigognes du Soviétique Mikhaïl Kalatozov, Goha, film franco-tunisien de Jacques Baratier qui révéla Omar Sharif, ou Le Cerf-Volant du bout du monde, coproduction franco-chinoise de Roger Pigaut et Wang Kia-Yi, qui nous fit tant rêver. Les murs sont pleins d’histoires, et l’Histoire en est pleine, mais celui-là, c’est le mien. Ce mur, je le porte en moi. Gref

