— Bon, monsieur Lerat, je vais vous laisser et je vous remercie pour vos renseignements. Je reviendrai peut-être vous voir, les jours prochains, cela dépendra de l’avancement de mon enquête… — Si vraiment vous avez du temps à perdre et rien d’autre à faire… Ils se serrèrent la main. Lerat serra très fort, mais Le Fur, qui n’était pas né de la dernière averse, s’y attendait et savait, depuis ses années de lycée où c’était un jeu, comment placer ses doigts pour éviter de se laisser broyer les phalanges. Il redescendit les quelques marches recouvertes de dalles de gravillon lavé, puis l’allée de rhododendrons et de bambous où murmurait le vent. Il ne se retourna pas, mais il sentait que le regard de Lerat l’accompagnait et lui brûlait la nuque. Les chiens aboyaient furieusement derrière la

