VIII Le moine à l’œuvre Après la pompeuse et ironique présentation du baron Astorre, la foule des courtisans s’était tournée vers le nouveau venu. Le chevalier salua avec cette grâce impertinente dont il avait le secret. – Messieurs, dit-il avec une modestie qui frisait de près l’insolence, M. le baron Astorre est trop bon de vous rappeler l’avantage que j’ai eu de le toucher six fois de suite. Astorre pâlit et, par un regard circulaire, implora l’aide de ses amis. Il était évident que, sur le terrain des allusions, il n’était pas de force à lutter avec le chevalier. Un jeune homme s’avança et, saluant Ragastens : – Ainsi, monsieur le chevalier est venu... Comment as-tu dit, Astorre ? Pour nous enseigner l’escrime ? – À votre disposition, monsieur, fit Ragastens avec son imperturbabl

