CHAPITRE 07 : Oncle Norbert

1679 Words
( El Hadja Manroufath ) A peine quelques minutes plus tard, BAKARI Mouchid le père de Loukman était de retour chez moi pour me conduire au centre d'hôpital où Loukman se faisait traiter. Je ne m'attendais pas à le voir de si tôt. Néanmoins, j'étais déjà prête. Il m'aida à monter dans sa voiture et nous avons pris le tronçon de l'hôpital. EN COURS DE ROUTE _ Pourquoi mon fils était dans cet état ? Est ce que Loukman fume de la cigarette ? Lorsque je l'ai pris, son odorat dégageait de la fumée de cigarette. (Me demandait BAKARI Mouchid) _ Sous quel droit oses-tu me parler ainsi ? Tu abandonnes Loukman depuis des années et tu crois que tu peux l'appeler ton fils aujourd'hui ? Ne pense pas qu'à cause de ce petit incident qui lui ait arrivé, je te laisserai me poser ses genres de questions. J'ai été la seule famille que Loukman avait eue ses dernières années. Aujourd'hui il a 15 ans. Il grandit. Je sais ce que j'ai enduré pour qu'il arrive à ce stade sans l'aide de ses deux parents. Ne me manque pas de respect. (Répondais-je) _ Toutes mes excuses El hadja Manroufath. Je ne voulais pas vous offenser. J'étais simplement inquiet. (Ajoutait-il) _ Mais tu l'as pourtant fait. Si tu t'inquiétais vraiment pour lui, tu aurais du commencer par demander d'après lui très tôt et tu n'aurais jamais dû le renier quand il était dans le ventre de sa mère. Il est très tard pour jouer au père parfait. (Disais-je) _ Je suis désolé El hadja Manroufath. Veillez bien m'excuser s'il vous plaît. Je ne voulais pas être mal poli envers vous. Je reconnais que j'ai mal agis. Abandonner Loukman depuis tout ce temps à été la pire décision de ma vie. Ça je le reconnais et je suis vraiment navré. (Disait-il) _ D'accord j'ai compris et ça passe. Après tout, que je le veuille ou non, il est ton fils. Tu as le droit de connaître son mode de vie. Et pour répondre à ta question, je dirai que tu devrais attendre qu'il reprenne connaissance. De là, tu pourras lui poser toutes les questions que tu voudras. (Disais-je à nouveau) _ Merci beaucoup pour la compréhension. Et donc comme ça, Mouïnath ne s'occupait plus de lui? (Demandait-il) _ Depuis que tu l'as quitté, elle a également décidé de reconstruire sa vie loin de Loukman. Elle est allée vivre aux Etats Unis sans penser à prendre des nouvelles de son fils. Ma fille et toi, vous aviez été cruels envers Loukman. Même si les choses ne marchaient plus entre vous, Loukman n'avait pas le droit d'en payer le prix. Même après votre séparation, vous devriez toujours garder contact pour le bien de votre fils qui malheureusement a grandit sans sa mère et sans son père. Il n'a eu droit que de mon soutien et de la bénédiction de Dieu. Je l'ai éduqué toute seule. Pourtant, je ne suis qu'une vielle femme. Franchement ce n'est pas du tout bien. (Ajoutais-je) Les mots que je prononçais avaient transpercé le coeur de BAKARI Mouchid qui était sans voix. Après avoir dit tout ce que j'avais à dire Mouchid est resté silencieux jusqu'à ce que nous arrivions à l'hôpital. A peine nous sommes descendus de notre véhicule et l'on venait nous annoncer que Loukman était mort. Mon coeur a faillit lâcher. Cette nouvelle m'a terriblement bouleversé en l'espace de quelques secondes au point ou j'ai failli perdre connaissance. ( BAKARI Mouchid ) Je n'arrivais pas à le croire. Je refusais d'accepter ce que me disait l'infirmière qui nous a annoncé cette nouvelle. J'ai donc décidé d'aller voir personnellement le docteur qui s'occupait de Loukman afin de savoir réellement ce qui se passait avec mon fils. Arrivé dans son bureau, ce dernier me faisait comprendre que mon fils avait fait une crise et que malheureusement ils n'ont pas pu le sauver. Lorsque mon fils ne réagissait plus et que je l'avais transporté dans cet hôpital que nous sommes, j'avais remarqué que personne ne nous prêtait attention. Pendant que les infirmières et les médecins faisaient des allers retours inutile, mon fils était entre la vie et la mort. J'ai du me rapprocher d'une infirmière et je l'ai glissé quelques billets de 10000f. Je l'ai supplié de prendre le cas de mon fils très au sérieux. A la suite de mon acte, deux autres infirmiers sont arrivés automatiquement à la demande de celle à qui j'avais remis de l'argent. Ensuite elle m'a demandé de me calmer et qu'ils allaient prendre le cas de Loukman très au sérieux. J'ai été très stupéfait face à cette situation. Cela voudrait dire que si je n'avais pas agit de cette façon à temps, personne n'allait nous prendre en charge. Ce genre de choses est déplorable. Mais c'est dommage que cela se passe le plus souvent dans nos hôpitaux en Afrique. Cependant, m'informer qu'il est décidé suite à une crise était incompréhensible de ma part. Je voulais accuser tout le personnel de cet hôpital mais mon instinct me disait de prendre patience. Tout comme El hadja Manroufath, j'étais dans un état de choc. J'ignorais quoi faire à présent. J'avoue que la mort de mon fils Loukman vient de compromettre ma vie. C'est désormais moi qui suis en danger. En effet, je ne suis pas revenu dans la vie de Loukman par hasard ou parce que je voulais assumer de mon plein gré mes responsabilités. Ce sont des situations de la vie qui m'y ont obligé. Depuis que j'avais en réalité quitté sa mère, j'avais également décidé de l'abandonner. La belle preuve, je n'avais jamais accepté sa grossesse quand sa mère était enceinte. Aujourd'hui, les choses se compliquent pour moi. Mes activités n'avancent plus. Mes deux enfants sont tous morts et ma femme est mystérieusement malade. On me faisait comprendre que j'allais tout perdre si je ne me réconciliais pas avec mon fils Loukman. J'allais tellement être confronté à d'énormes problèmes que j'en aurai marre de vivre. Mais pour remédier à tout cela, j'avais juste besoin de gagner le pardon de mon fils Loukman. C'était pour ça que je suis revenu le chercher. Je voulais surtout me réconcilier avec mon fils. Malheureusement je n'ai même pas eu le temps de le parler jusqu'à ce qu'il meure. Après maintes réflexions, j'ignorais ce qu'il fallait que je fasse. UNE DEMI-HEURE PLUS TARD Nous sommes rentrés à la maison avec le corps de Loukman. Sa grande mère El hadja Manroufath m'a demandé de m'en aller. Bien avant cela, on a essayé d'appeler la mère de Loukman. Mais dommage que la ligne ne passait pas. El hadja Manroufath m'a fait savoir que depuis un certain temps, la ligne ne passait plus quand elle essayait de la joindre. Je l'ai fait comprendre que peut être sa fille Mouïnath n'utilisait plus ce même numéro. Après avoir passé un bout de temps avec la grande mère de Loukman, j'ai décidé de m'en aller tout triste. ( La femme de l'oncle Charlie ) Je m'appelle Marie et je vis désormais chez mes beaux parents. Même si je suis veuve, ma belle famille fait tout son possible pour que j'aille mieux. J'ai finalement accouché d'un garçon qui s'appelle Franck. Il ressemble tellement à son défunt père Charlie. Je faisais un peu le ménage quand le petit frère de mon défunt époux Charlie arrivait. Il se prénomme Norbert et moi je l'appelle Oncle Norbert. _ Tu travailles toute seule ? (Demandait-il automatiquement qu'il est rentré dans le salon) Paniqué, je me retourne et ce n'était qu'à ce moment que je me rendais compte que c'était lui. J'ai pris un instant pour sourire. _ J'ai l'habitude de le faire ainsi oncle Norbert. Soyez le bienvenu. Comment vous allez ? (Répondais-je) _ Ça va super bien. Et les parents ? Ils ne sont pas à la maison ? (Demandait l'oncle Norbert) _ Les parents ne sont effectivement pas à la maison. Ils sont à l'église. (Répondais-je) J'ai arrêté mes travaux un moment et j'ai décidé de bien m'occuper de l'oncle Norbert. Il a demandé d'après mon fils Franck et je lui ai répondu qu'il dormait. Quelques minutes après, il était prêt à s'en aller quand je lui ai demandé de patienter et que ses parents allaient bientôt rentrer. Quant à moi, je continuais mes travaux ménagers. Au bout d'un moment, les parents de Charlie finissaient par arriver. ( Norbert ) _ Tu ne voudrais pas changer de sujet ? Pourquoi tu m'agaces avec ça ? (Demandait ma mère) _ Sincèrement je suis tombé sur le charme de cette femme. Elle me plaît beaucoup maman. Et si j'ai eu le courage de t'en parler c'est pour que tu fasses que cela soit possible que je la prenne en mariage. Après tout c'est toujours la même famille.(Disais-je) _ Je t'ai maintes fois expliqué que c'est impossible. Pourquoi tu ne passes pas à autre chose ? Il existe quand même plusieurs femmes dans le monde. Pourquoi tu t'obstines à vouloir épouser Marie. Alors qu'elle est la femme de ton défunt frère Charlie. (Disait ma mère) En effet, depuis un moment j'ai fais savoir à ma mère que j'étais tombé amoureux de Marie la femme de mon défunt frère Charlie. Cependant, automatiquement que mes parents étaient rentrés de l'église, j'ai décidé de parler seul à seul avec ma mère. Comme toujours, ma mère n'avait pas changé d'avis. Elle me faisait comprendre que c'était impossible pour moi de prendre la veuve Marie en mariage. Pourtant je l'a faisait comprendre que cela ce faisait dans certaines familles. Bien que cela soit vrai ma mère ne cessait de me dire que cette pratique ne se faisait pas dans notre famille. Pourtant je suis éperdument amoureux de Marie. Et je n'ai pas honte de le dire même si elle est la femme de mon défunt frère Charlie. Après tout, mon frère n'est plus de ce monde et sa femme ne restera quand même pas célibataire pour toute la vie. _ Que faire à présent ? C'était la question que je me posais constamment. A suivre.
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