XVIII En Russie, le service de la poste aux chevaux est mieux organisé que celui de la poste aux lettres. Les neiges, qui n’interrompent que rarement le premier, sont quelquefois un sérieux obstacle au second. Le château de Lifrou n’avait pas de service postal régulier avec Studianka. Seulement, quand une lettre arrivait dans le bureau de cette petite ville ou dans celui de Peterhoff, à l’adresse de maître Nicolas Arsoff ou de quelqu’un de ses paysans, le directeur envoyait un moujik dans un traîneau, et le moujik apportait le message. Or, en quittant Paris, M. de Morlux avait recommandé à ses gens de lui expédier ses lettres à Varsovie, poste restante. Arrivé à Varsovie, il avait, sur le conseil de son valet de chambre Hermann, recommandé qu’on lui adressât tout ce qui arrivait pour lui

