10

1225 Words
PDV de Ioan 15 jours plus tard « Alors ça y est, c’est le départ ? » s’exclame Jules derrière moi, me faisant sursauter alors que je termine de charger la voiture. « Oui et tout est prêt là-bas pour m’accueillir en plus, mon patron m’a aidé à trouver un logement meublé avec ses contacts. Ce n’est pas très grand, mais ça fera l’affaire au début en tout cas. J’ai transmis le contrat de location hier par mail. Je prends la route dans une heure. Vous allez tous beaucoup me manquer p****n !! Tu embrasseras les autres pour moi ? » « Oui pas de soucis, tu vas nous manquer aussi… » *** Au même moment à Nantes PDV de Daphnée Nous venons juste de nous installer dans l’appartement, nous avons récupéré des meubles chez ses parents et acheté une machine à laver et une gazinière dans un magasin spécialisé dans la réparation et la revente d’électroménager d’occasion. Le strict minimum mais ça suffit pour le moment. L’immeuble surplombe le boulevard d’en dessous, il est haut de 4 étages et est encastré dans une butte sur 2 étages. Pour le RDC, l’accès se fait par le jardin derrière le bâtiment et les autres ont une entrée qui donne sur le parking. Notre appartement est au troisième étage, mais le bâtiment étant encastré, il donne sur le palier du RDC côté parking. Quand on rentre dans l’immeuble, l’appartement est à gauche de l’entrée, à droite, il y a les escaliers qui mènent à l’étage du dessous et de dessus. L’appartement est un petit T3 de 50 m² avec un salon-salle à manger dès qu’on passe la porte. Au milieu trône une table avec des chaises. En face de la porte d’entrée, un canapé clic-clac est placé contre le mur de notre chambre. Sur la droite, un buffet près de la porte d’entrée. Juste après, la salle de bain et un WC. Plus loin, la cuisine ouverte sur le salon-salle à manger. Derrière le mur de la cuisine, la deuxième chambre qui servira de débarras, je pense. *** Quelques jours après l’emménagement, Ce matin, je me lève toute seule, il est 10 h 30 sur mon portable. Cette semaine Charlie travaille le matin, il commence à trois heures à l’usine près de chez ses parents. Il doit arriver dans moins de deux heures. Je prends une douche, m’habille décontractée. Après mon petit-déjeuner, je me brosse les dents dans la salle de bains. Mon téléphone sonne dans la salle. Je me rince la bouche rapidement. Je décroche sans regarder le nom de l’appelant. « Allo ?? » « Ma puce, ça va ? » « Oh bonjour Maman. Oui ça va, j’étais sur le point de défaire les cartons restants. Et vous, ça va là-bas ? » « En fait, tu devrais sortir sur le parking devant chez toi ! » « Mais pourquoi ?? » « Bah sors et tu verras… » Je raccroche et sors donc de l’immeuble. Mes parents et une de mes tantes sont venus me faire une surprise et nous apporter des choses pour compléter notre emménagement. « WOW, je suis contente de vous voir, c’est une super surprise » m’exclame-je en prenant ma mère dans mes bras, ainsi que mon père et ma tante l’un après l’autre. « Aide-nous à sortir les affaires que l’on vous a apportées, elles sont dans le coffre. Il n’est pas là Charlie ? J’aimerais bien le rencontrer !!! » C’est vrai qu’ils ne se sont encore jamais vus, ce sera une première s’ils sont encore là à son retour. J’ai hâte de voir la réaction de Charlie. « Il travaille pour le moment, il sera là dans 1h normalement. » « Eh bien, si tu nous offres un café après avoir tout déchargé, on le verra peut-être… » « Oui pas de soucis, vous pouvez rester manger ce midi même si vous voulez avec nous avant de reprendre la route. Allons aider Papa à décharger avant… » Après avoir vidé la voiture pendant 30 minutes, ils s’installent sur le canapé durant que je prépare le café. À ce moment-là, j’entends la porte d’entrée s’ouvrir avec fracas. Je me décale pour voir Charlie rentrer avec son scooter dans le salon. Il jette un regard noir corbeau à ma famille avant de me regarder de la même manière. « C’est quoi ce bordel ?? C’est qui ?? » me crie-t-il « Calme-toi, ce sont mes parents et ma tante » réplique-je sur un ton frustré. « Ils sont venus nous faire… » Je ne peux même pas finir ma phrase qu’il me coupe la parole. « Tu aurais pu me prévenir, je suis crevé moi et quand je rentre, je veux être tranquille pour me reposer !!! » crie-t-il encore. « Euh si je peux me permettre, on… » essaie ma mère. « Non, vous ne pouvez pas » la coupe-t-il en la regardant encore plus noir. Je ne sais plus où me mettre. Connaissant le caractère de ma mère, ça va tourner au vinaigre « Eh bien, je vais quand même le faire !! On est ici pour vous rencontrer et pour déposer des affaires pour Daphnée. Mais vu votre attitude jeune homme, on va vous laisser tranquille, ça vaut mieux ! » prononce-t-elle avec un regard noir aussi. Ma mère vient vers moi et me dit : « On va partir, c’est mieux. Appelle en cas de besoin !! » me dit-elle à voix basse en m’embrassant. « Maman, je suis désolée, il n’est pas comme ça d’habitude, il doit être très fatigué. » « Ce n’est rien, on s’arrêtera en route pour manger. On se voit bientôt de toute façon. » Ils m’embrassent tous avant de partir et ma mère lance un regard noir à Charlie avant de partir qui en dit long sur la future relation entre eux. Je connais assez bien ma mère pour savoir qu’elle est très gentille, très serviable, vraiment beaucoup de choses… En revanche quand elle a quelqu’un dans le nez… Aïe, Aïe, Aïe !!! Et pour une première impression, il fait super fort sur ce coup-là… *** Pour le 14 juillet, comme quasiment tous les ans, je pars en vacances avec mes parents et mon frère en région parisienne chez Pat et Kate, mon oncle paternel et ma tante. La famille de Kate possède un grand terrain vague, à la campagne près de Mantes-la-Jolie, où nous pouvons faire la fête sans voisins à proximité. Ce terrain fait plus de 500m². Un muret de 3 mètres de haut sur la gauche, nous isole complément du chemin d'accès. Le reste du terrain est entouré d'arbres. Sur la droite, en arrivant, les voitures se garent à l’entrée. Juste à côté, il y a un terrain de boules. Contre le mur, une cabane dans laquelle on trouve une gazinière et une petite table pour réchauffer les plats en cas de besoin. Une toilette sèche au fond du terrain. Au milieu du terrain, plusieurs tables de pique-n***e collées ensemble permettent d’accueillir une trentaine de personnes chaque année. Charlie n’a pas pu venir. Et ce n’est pas plus mal, car ma mère n’a pas pu s’empêcher de décharger le dégoût qu’elle a pour lui après leur première rencontre devant tout le monde. Il en a pris pour son grade et j’avoue qu’il l’avait mérité !!
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD