O KSANA R EED
Les Potes
DE MON FILS
HISTOIRE EROTIQUE
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Ce livre est un ouvrage de fiction. Les noms, les personnages et événements sont le produit de l’imagination de l’auteure ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des faits réels, des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite.
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Ebook soumis au copyright © 2020, Oksana Reed
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Avertissement : cette œuvre comporte des scènes érotiques dans un langage adulte. Elle vise un public averti et ne convient donc pas aux mineurs. L’auteure décline toute responsabilité dans le cas où cette histoire serait lue par un public trop jeune.
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TOME 1
J’avais toujours été plus ou moins satisfaite de ma vie. Il faut dire que malgré des débuts difficiles, j’ai par la suite réussi à bien me rattraper, et je m’en suis sortie dans presque tous les domaines. C’est vrai que mon adolescence a été assez mouvementée.
Avec mes parents, à cette époque, les choses se passaient mal. Ils ne me comprenaient pas. Je sais que ça peut vraiment sembler cliché, mais nous avions du mal à nous comprendre, et à nous entendre. À ce moment-là, je pensais qu’ils voulaient juste me mettre un maximum de bâtons dans les roues pour que je ne puisse pas m’épanouir comme je le souhaitais.
Mais avec le recul, je me rends juste compte qu’ils devaient avoir peur que je change trop, que je ne sois plus leur petite fille, et que je dévale une pente qu’ils n’avaient pas envie que je dévale. Mais honnêtement, il faut bien avouer que j’étais une adolescente plutôt facile. En fait, c’est juste qu’à partir du lycée, j’ai commencé à un peu changer.
Disons que je me suis ouvert l’esprit, et j’ai donc commencé à voir les choses un peu différemment. J’ai commencé à élargir mes horizons, et à me faire des amis que je ne me serais pas faits avant. Et ça, ça faisait peur à mes parents.
Ils craignaient surement que je fasse de mauvaises rencontres et que je me laisse aller à me faire entrainer dans de mauvaises choses. Mais je faisais quand même très attention aux gens avec qui je traînais.
C’est vrai que la plupart de mes amis avaient des tatouages, des piercings, et des couleurs de cheveux assez folles, mais à côté de ça ils étaient tous assez matures, savaient se prendre en main, se donnaient à fond dans leurs études, et ils n’avaient aucune mauvaise influence sur moi. Mais ça, mes parents avaient du mal à le comprendre.
Il faut dire que la communication passait assez mal avec eux, alors forcément, quand j’essayais de leur expliquer qu’il n’y avait aucun souci à se faire, et que je savais choisir mes amis correctement, ils ne m’écoutaient pas vraiment.
Et même quand je leur disais que dans tous les cas, même si mes amis s’avéraient ne pas être des personnes très fréquentables, j’avais assez de caractère pour ne pas me laisser entraîner dans des mauvais plans, ils ne m’écoutaient pas. Comme s’ils étaient sourds à toutes les choses raisonnables que j’essayais de leur dire, et qu’ils se concentraient seulement sur les rares moments d’immaturité que je pouvais avoir.
Mais bon, finalement avec le recul je me dis que c’est surement comme ça avec la plupart des parents, et qu’ils ne faisaient pas ça par méchanceté.
C’était certainement seulement un peu de crainte, alors ils l’exprimaient d’une façon assez maladroite. Et puis, de toute façon, une fois que j’ai eu mon bac et que j’en ai eu fini avec le lycée, et que je me suis rendu à la fac, les choses ont commencé à s’améliorer.
On se voyait beaucoup moins, parce que j’avais pris mon appartement, et je crois que ne plus vivre avec eux, et mettre un peu de distance entre nous nous a tous beaucoup aidés.
Nous avons pu respirer un peu mieux, et ils ont commencé à me faire plus confiance quand ils ses ont rendu compte que je m’en sortais seule, et que j’arrivais à être mature, à gérer mes papiers et mon budget, sans forcément devoir leur demander de l’aide toutes les semaines.
C’est à partir de ce moment-là que les relations avec mes parents ont commencé à devenir vraiment plus agréables, et plus sereines.
Mais enfin bref, tout ça pour dire que l’adolescence que j’ai vécu n’a pas toujours été très facile, car ils ne croyaient pas beaucoup en moi, et que parfois nous pouvions avoir des disputes monstrueuses. Mais bon, revenons-en à nos moutons. Par la suite, les choses ont commencé à s’améliorer.
J’ai fait mes études de médecine, et j’ai rencontré Peter. Nous nous aimions vraiment comme des fous. Je crois qu’avec lui, je peux dire en toute honnêteté que nous avons eue le coup de foudre.
Nous avons donc été en couple pendant nos études. Puis, ensuite, j’ai été embauchée en tant que chirurgienne dans un hôpital. J’étais vraiment heureuse de trouver du travail aussi rapidement.
Il faut aussi dire que j’étais parmi les premiers de ma classe, et que j’ai validé tous mes examens et concours haut la main. Alors c’est vrai que ça m’a beaucoup aidé, et que ça m’a ouvert des portes. J’ai travaillé dans une équipe vraiment agréable, et j’ai très vite évolué. Ensuite, Peter m’a demandé en mariage.
Ça a été l’un des plus beaux jours de ma vie. J’étais vraiment heureuse. Mes parents aussi étaient très heureux, et en plus ils s’entendaient bien avec lui. Peter est DRH dans une entreprise d’informatique. Il gère l’une des plus grosses enseignes du pays, alors forcément, il y avait de quoi impressionner mes parents, il faut le dire.
Et puis, ils voyaient bien à quel point j’étais heureuse avec lui, alors il ne leur en fallait pas beaucoup plus pour l’accepter dans la famille. Puis, après seulement un an de mariage, je suis tombée enceinte de lui.
Ce n’était pas forcément voulu (disons que nous n’étions pas dans une optique d’avoir des enfants immédiatement), mais quand j’ai appris que j’étais enceinte, et que je lui ai annoncé ma grossesse, nous étions tous les deux fous de joie. Je me souviens encore à quel point il a pleuré quand je lui ai dit.
Honnêtement, je ne m’attendais pas à cette réaction. Je pensais qu’il allait être moyennement emballé, car nous n’avions pas prévu de procréer tout de suite, mais non, il était vraiment ravi. Et quand j’ai annoncé la grande nouvelle à mes parents, eux aussi se sont laissé emporter par des vagues de bonheur.
Pendant ma grossesse, tout le monde était aux petits soins avec moi. J’étais vraiment au comble de la joie. Et puis, en réalité, ça me faisait du bien de voir que tout le monde prenait soin de moi.
Puis, ensuite, j’ai accouché. J’ai fait ça dans l’hôpital où je travaillais. Au début, j’ai beaucoup hésité, car ce n’est pas toujours facile de se faire accoucher par des gens que l’on connait bien. Enfin, en tout cas je sais que beaucoup de mes collègues qui ont accouché ont préféré le faire dans un autre hôpital, pour bien séparer leur vie privée et leur vie professionnelle. J’ai beaucoup réfléchi à la question, et après avoir retourné le problème dans tous les sens, j’ai fini par décider de le faire dans cet hôpital.
Finalement, je me sentais plus en confiance de le faire avec des gens que je connaissais bien. La sage-femme était une collègue et une bonne amie, ce qui m’a permis d’être assez détendu tout le long de mon accouchement. Je crois que je n’aurais pas été aussi à l’aise avec une parfaite inconnue.
Mais après, je pense que c’est le genre de question et de décision qui varie totalement dune personne à une autre. Et je peux comprendre que mes collègues aient préféré faire autrement.
C’était drôle, parce que pendant que j’étais à la maternité, mes collègues ont pu me rendre visite régulièrement, alors j’étais toujours bien entouré, et si j’avais le moindre problème, j’avais une armée d’amis prêts à se plier en quatre pour m’aider et faire en sorte que tout se passe le mieux possible. Enfin bref, c’est donc à ce moment-là que Mike est né. Nous étions tellement heureux avec Peter.
Nous avions un petit ange dont il a fallu rendre soin. Bon, je ne vais pas vous mentir, c’est vrai que parfois ça a été très dur. Nous étions vraiment fatigués. Il faut dire qu’avec un enfant en bas âge, qui se réveille et pleure toutes les deux heures en plein milieu de la nuit pour réclamer sa tutute, son doudou, ou encore son biberon, nous ne dormions plus beaucoup.
Mais nous étions tout de même heureux. Heureux et fatigués. Et puis il a grandi. Le temps est passé tellement vite… Aujourd’hui il a vingt ans.
C’est un jeune homme, et ce n’est plus un enfant. Le temps a filé à une vitesse folle. Ça va bientôt faire trois ans qu’il a quitté la maison pour poursuivre ses études. Et il a suivi le chemin de sa mère. Il a décidé de partir faire des études de médecine. Je dois bien avouer que je suis vraiment fière que mon fils ait choisi de partir dans la même voie que moi. Mais j’aurais été tout aussi fière, peu importe les choix qu’il aurait pu faire. Même s’il avait décidé de ne pas faire de longues études.
Je crois que c’est ça être parent : être très fier de ses enfants, même s’ils ne font pas les choix que nous aurions faits à leur place. Mais en l’occurrence, je n’ai pas eu ce problème.
Alors, j’avais donc réussi presque tous les domaines de ma vie. En effet, j’avais une carrière professionnelle vraiment idéale, j’avais un mari dont j’étais follement amoureuse, et j’avais un fils qui s’en sortait vraiment bien dans la vie.
Mais il faut croire que tout ça était trop beau. Enfin, non, je ne devrais pas dire ça. Je pense qu’il est possible d’avoir une vie presque parfaite, et que les choses ne sont pas forcément obligées de mal tourner.
Mais je dois dire que ma vie s’est quelque peu « essoufflée ». Surtout ma vie de couple en fait. Ces derniers temps (depuis un peu plus d’un an), avec Peter, nous n’étions plus aussi proches qu’avant. Disons que je le trouvais de plus en plus distant.
Il passait beaucoup de temps au boulot, parce qu’il avait pas mal de travail, et quand il rentrait à la maison, il n’était plus aussi proche de moi, plus aussi gentil, plus aussi attentionné.
Comme si nous étions deux colocataires dans la même maison. Je n’avais plus vraiment l’impression d’être avec mon mari. Mais je ne m’inquiétais pas trop. Durant notre mariage, nous avons plusieurs fois eu ce genre de période.
En effet, il lui arrivait d’avoir parfois beaucoup de travail, alors il rentrait tard, et quand il revenait, il était très fatigué ce qui fait que nous n’avions plus vraiment l’occasion de passer du temps ensemble, et de profiter de l’un et de l’autre.
Mais bien souvent, les choses rentraient dans l’ordre dès qu’il reprenait un rythme de travail normal. Mais cette fois-ci, la période se prolongeait dans le temps.
Et quand il a commencé à avoir un peu moins de travail, il continuait tout de même de rentrer tard, et il continuait aussi à ne plus me regardait. J’ai commencé à avoir de plus en plus mal au cœur, et je dois bien dire que la situation devenait un peu difficile pour moi.