Chapitre 1 - Le trou noir de ma vie
Luciana
Il est minuit, dans ma sainte demeure, allonger dans mon lit, sa photo contre moi. Mes larmes n’arrêtent pas de couler, je suis perturbée. Je sens que c’est assez, je ne peux plus tenir. Ma vie est un trou noir que j’essaie d’éclairer par mon travail.
Luciana: Comment y arriver, dites-moi comment car depuis…
Sa voix vient de me couper la parole brusquement mais avec tant d’amour et de compréhension. Depuis cette terrible tragédie, elle a toujours été là pour moi, la seule à part Dieu peut comprendre ma douleur.
Clara : Ma tendre amie, il est temps que tu portes un peu d’attention à toi-même et à ton fils, il a besoin de toi plus que jamais, il est entrain de grandir ne l’oublie pas stp.
Luciana : Je sais Clara, mais que puis-je ? je n’y arrive pas. Quand je suis avec lui, je la voie et ça me tue.
Clara : Elle est quelque part en bonne santé, Dieu qui est si fidèle n’a pas permis malheur sur elle. Tu dois te le dire à chaque jour.
Elle essaie de me convaincre, c’est vrai que mon fils à besoin de moi. Je n’ai jamais eu le courage de passer du temps avec lui. Je le laisse toujours avec sa nounou. Je ne participe jamais dans ses activités, au fait, je sais juste que j’ai un fils, mais je ne sais rien de lui.
Luciana : Je vais essayer de passer du temps avec lui ses jours-ci. Merci ma chérie.
Clara : Ce serait super bon pour lui.
Luciana : Tu sais que je t’adore, sans toi, je serai déjà folle.
Sans la laisser me répondre, je continue…
Luciana : Bon, je vais te laisser pour dormir, on aura beaucoup à faire demain à l’entreprise.
Clara : D’accord ma chérie, essaie de dormir également, je t’aime ma tendre amie.
Sur ceux, on sait raccrocher, et je me suis battu pour retrouver le sommeil jusqu’à 5 heures du matin.
Clara
Je suis épuisée, je n’ai pas pu dormir hier soir. Entendre ma Luciana aussi triste me fait mal. Je n’ai jamais compris pourquoi ce malheur est tombé sur elle. Mais, le Bon Dieu le sait. Elle était si heureuse, si rêveuse, elle les voulait tellement…
Johanne : Qu’est ce que tu en penses, Clara ?
J’ai eu un sursaut sur le fauteuil ou je suis assise, honnêtement, je n’ai rien entendu de ce que Johanne, mon assistante, m’a fait part.
Clara :Quoi ? Répondrai-je bêtement.
Johanne : Je reprends, ne t’inquiète pas.
Elle a tout compris heureusement…
Clara : Désolée, Johanne, je pensais à autre chose.
Elle m’a souri en m’expliquant encore.
Johanne : Je disais, que les fournisseurs de France ont appelé aujourd’hui, toutes les marchandises sont en route, sauf, pour un fournisseur qu’il y aura du retard.
Clara : C’est superbe, enfin des bonnes nouvelles. Qui est celui qui nous donnera du retard et combien de temps ?
Johanne : Les meubles pour l’orphelinat, il m’a dit 2 à 3 semaines.
Clara : C’est un petit problème, mais on peut s’en passer pendant ce temps-là.
Johanne, s’est retourné à son poste, elle est si compréhensive et une très bonne assistante, il n’y a pas deux qu’elle.
Oups, je dois aller voir si Luciana est là, j’espère qu’elle a pris du temps pour Léo, ce pauvre petit, privé de toute sa famille, c’est horrible.
Clara : Junior, quel bon vent que tu es là, qu’est ce qui t’a poussé d’entrer chez toi-même ?
Junior, c’est le mari de Luciana, l’infidèle qui prétend tout savoir pendant qu’il abandonne sa famille. À vrai dire, je ne l’aime pas, alors, pas du tout.
Junior : Peux-tu arrêter avec ton air aussi cynique Clara, je sais bien ce que tu es entrain de penser.
Clara : Heureusement… heureusement, tu le sais.
Je m’arrête, j’ai envie de l’étrangler. Mais pour ma tendre amie, j’essaie de lui montrer du respect, mais un de ses jours, je prouverai à Luciana que c’est un arriviste, un vrai coureur de jupon.
Il n’a même pris la peine d’aller voir sa femme dans son bureau, il est allé directement chez sa secrétaire. Je suis sûre qu’il se passe quelque chose entrer ses deux-là. Mais comment le découvrir ?
Luciana
Je me suis levée du lit, après seulement 2 heures de sommeil. Je fais ma routine, me mettre à genoux, fait ma prière en suppliant Dieu de me répondre. Ensuite, Je file dans la douche.
En sortant, ce n’était pas compliqué de me trouver quoi mettre, ma garde-robe, depuis maintenant 7 ans est seulement en noir et blanc. Alors, rapidement, je mets une petite jupe crayon noir et un beau chemisier blanc de ma boutique préfère Haimundo Collection, des talons noirs. Je suis prête pour m’envelopper dans la seule chose qui arrive à me satisfaire, mon entreprise.
En attrapant mon sac pour vérifier si les clés de la voiture sont là. La conversation avec Clara m’est tombée dessus. Mon fils, mon petit Léo, je dois le voir avant de partir ! Je descends avec mon cœur serré, je vous dis, il se ressemble trop…
Madelaine : Bonjour madame Luciana, vous allez bien?
La voix de Madeleine, la nounou de mon petit, pour ne pas dire sa deuxième ou même sa maman, vient interrompre l’angoisse et la peur qui sont en moi.
Luciana : je vais bien Madeleine, et toi? Comment va-t-il?
Madeleine : Pour moi ça va, mais le petit ne va pas bien, il a eu un cauchemar vers 5h du matin, j’ai essayé de vous réveiller mais en vain.
Pour moi, c’était un rêve, je voyais mon petit prince brulant de fièvre, il la voyait dans ses rêves, mais ne comprenait pas qui s’était.
Luciana : Il fallait me réveiller malgré tout Madeleine, il a pu t’expliquer ce cauchemar?
Madeleine : Les mêmes choses que d’habitudes, il se voit dans une autre maison, avec une autre famille, mais il a beaucoup de cheveux et très triste.
J’entre dans sa chambre, il est si beau. Je dois tout faire pour rendre mon fils heureux, mais comment?
Luciana : Je pense que je vais appeler le médecin de famille?
Dis-je à Madeleine, en caressant le visage de Léo.
Madeleine : Je ne pense pas que c’est nécessaire, je vous le dis, madame Luciana, il a besoin de sa mère, de son amour.
Je ne me contrôle plus, les larmes chaudes coulent sur mon visage…
Luciana : Je dois partir au bureau, pour quoi que ce soit tu dois m’appeler, ok.
Madeleine : Ok madame Luciana.
Junior
Dans mon coin de solitude, je repense au bon moment de ma vie. Le jour qu’elle m’a annoncé sa grossesse. C’était le plus beau jour de ma vie. On venait à peine de terminer les études supérieures… Quand j’y pense, ça fait mon bonheur.
Junior : Chérie, on doit réviser, l’examen est dans deux jours.
Luciana : J’essaie, mais sérieusement, je ne me sens pas bien, j’ai la trouille pour cet examen.
Junior : C’est la trouille qui te fait manger comme ça? Lui-je dit en riant…
Luciana : Ne te moque pas de moi Junior.
3 Semaines plus tard :
Junior : On doit fêter notre graduation, chérie… Tu te rends compte que tu es la première de toute l’école…
Luciana : Je suis si heureuse, bien sûre, qu’on va le fêter, à ma manière bien sûr.
Junior : À ta manière? Que me caches-tu ma petite peste?
Luciana : Attend et tu verras!
Une demi-heure plus tard, elle m’amène dans notre appartement, celui qu’on va habiter ensemble. Pourquoi, elle m’amène là? La dernière fois qu’on y était, c’était superbe.
Junior : Madame Blainville, pourquoi on est là? On devrait y être dans 2 jours, je te rappelle.
Luciana : Ne t’inquiète pas, dans 2 jours, on y sera pour habiter. Aujourd’hui, c’est pour autre chose.
Junior : Tu…
Elle m’a coupé la parole…
Luciana : Chéri, on a déjà 1 an de mariage, on est heureux ensemble, malgré tout. On a accompli, une partie de nos rêves, et je veux que tu découvres l’autre partie, ici, dans cet appartement, où ensemble, nous tracerons notre chemin.
Elle m’a trainé dans la chambre, ou, je trouve, une décoration qui me laisse perplexe, j’ai pris le papier qui était sur le lit. * Ici, j’ai été conçu dans l’amour et avec le consentement de Dieu, maman m’a accueilli à bras ouvert, maintenant, c’est ton tour papa, me veux tu dans ta vie? *
Junior : Quoi? Tu es, tu es…
Je n’ai pas pu terminer ma phrase, elle me traine encore dans l’autre chambre. Des vêtements de bébés sont éparpillés, du bleu, du rose, Une lettre au milieu de tout ça. * Papa je t’aime, je sais que tu me veux dans ta vie, veux tu que je sois une fille ou un garçon? *
Junior : Je veux les deux, je veux les deux !!!!
Disais-je en embrassant ma chériture et en admirant son ventre qui portait ma progéniture.
Aujourd’hui, ou elle peut bien-être ? Ou est ma fille enfin, dis-je en tapant sur le bureau.