Chapitre 7 : Nous devons clarifier trois choses

982 Words
Cette phrase fut la dernière que Mackenzie lui dit avant qu'ils ne se marient. Ils sortirent de l'hôtel de ville dix minutes plus tard, leur certificat de mariage à la main. Le personnel du guichet d'enregistrement se demandèrent si le couple ne s'était pas trompé de guichet, car Mackenzie était restée silencieuse et avait gardé une expression glaciale tout au long de la cérémonie. Sont-ils ici pour divorcer ou pour se marier! -Ce mariage n'est que la réalisation d'une promesse que j'ai faite à mon grand-père, alors ne le prenez pas trop au sérieux. Vous pouvez continuer à vivre votre vie comme vous l’entendez et j'en ferai de même de mon côté. Peu importe que vous couchiez avec d'autres femmes, dit Mackenzie froidement. Emmanuel, bien qu'un peu blessé, ne put s'empêcher de sourire en entendant cela. Mackenzie avait-elle mélangé nos rôles ou quelque chose du genre ? En règle générale, c'était le s****d de mari qui disait ce genre de propos à sa femme. - Au fait, vous aviez mentionné que vous n'aviez pas encore acheté de maison, n'est-ce pas ? demanda Mackenzie tout d'un coup. -En effet, c'est exact, répondit Emmanuel en hochant la tête. À sa grande surprise. Mackenzie lui tendit un trousseau de clés. En sa qualité de PDG du Groupe Terence, elle avait pris l'habitude de tout anticiper. -Qu'est-ce que c'est ? demanda Emmanuel. Nous vivons dans un monde patriarcal, où l'on attend des femmes qu'elles emménagent avec leur mari. Mais moi je refuse d'aller vire dans ta maison, alors je nous ai acheté notre propre maison. Tu peux y habiter à partir de maintenant, mais garde à l'esprit que je ne serai presque jamais là, répondit Mackenzie d'un air inexpressif. -C'est moi, ou je suis traité comme un gigolo ? Emmanuel refusa de prendre les clés, car sa fierté et son honneur ne le lui permettaient pas. -Acceptez les clés: Mackenzie ordonna froidement. Ce ton autoritaire et ce regard pénétrant étaient tout ce qu'il fallait pour qu'Emmanuel s'exécute. Comme on pouvait s'y attendre de la part d'un cadre supérieur dans le monde des affaires ! Il est juste impossible de la défier! Emmanuel n'avait pas d'autre choix que de prendre les clés. Bien ! Je suppose qu'être un homme au foyer est mieux que rien ! Ça ne servait à rien d'entrer en conflit pour des choses aussi insignifiantes, étant donné qu'ils étaient déjà mariés, et cela ne ferait que lui rendre la vie encore plus difficile. - Au revoir ! dit Mackenzie en se préparant à partir. -Un instant, Mme Quillen! Lui dit Emmanuel en l'attrapant par le poignet. Toutefois, lorsque Mackenzie se retourna, son regard était si intense qu’Emmanuel lâcha immédiatement sa main. Que voulez-vous d'autre ? demanda froidement Mackenzie. Ellen aimait pas les gens, en particulier les hommes, qui selon elle était indécis et se plaignaient beaucoup trop. - Nous devons clarifier trois choses. On disait souvent que les couples mariés avaient tendance à se ressembler. Sa personnalité déteignait déjà un peu sur Emmanuel qui disait sur un ton tout aussi professionnel: - Avant tout, j aurai besoin de vos coordonnées. Ainsi, je pourrai vous appeler quand j en aurai besoin. De la même façon que vous m'avez épousé pour satisfaire votre grand père, je vous ai aussi épousé pour faire plaisir à ma mère. Je dois pouvoir vous joindre au cas où elle me poserait des questions à votre sujet, n'est-ce pas ? Mackenzie était une personne raisonnable, malgré sa froideur, et elle accepta donc la demande d'Emmanuel. - Voici mon contact. Vous pourrez me joindre sur w******p. Emmanuel continua après avoir sauvegardé son numéro: - Ensuite, je vous verserai une somme de cinq mille euros chaque mois. Vous pouvez considérer cela comme le paiement du loyer de la maison ou comme le respect de la promesse que j'ai faite lors de notre première rencontre. Mackenzie eut un sourire dédaigneux en entendant cela. Cinq mille euros était une somme dérisoire pour elle, compte tenu de l'argent qu'elle possédait. Malgré tout, elle ne refusa pas son offre. En fin, je veux savoir quels sont vos projets concernant notre vie de couple marié, poursuivit Emmanuel d'un sir sérieux. Le mariage n'est pas un jeu d'enfant. Maintenant que nous sommes mariés, nous devons décider de la façon dont nous ferons une certaine chose que font les couples mariés! - Heu... Ce n'est pas étonnant venant d'un homme! Mackenzie roula les yeux en entendant cela. Je m'en doutais! Les hommes et les femmes pensent différemment, après tout ! Je me soucie de notre vie de couple, mais lui ne pense qu'à notre vie sexuelle ! - A moins de conquérir mon cœur, ne songez même pas a poser le moindre doigt sur moi ! Très bien, c'est parfait! Emmanuel aima la réponse courte et simple de Mackenzie. Il n avait jamais cru qu’un homme aussi simple que lui serait capable de gagner le cœur d'une reine des glaces comme elle. S'il était vrai qu'elle pouvait faire battre son cœur par sa beauté, cela ne signifiait pas qu'elle l'exciterait. En fait, il pensait même qu'une femme ne pouvait pas l'exciter. Par conséquent, l'une des principales raisons pour lesquelles il ne voulait pas se marier était qu'il avait peur de ne pas pouvoir satisfaire sa femme sexuellement. Le refus de Mackenzie d'avoir des relations sexuelles avec lui fut donc un grand soulagement. La réponse d'Emmanuel ne fut cependant pas du goût de Mackenzie. Mais... Ce s****d! Je vois bien qu'il ne fait pas semblant! Je sais que la plupart des hommes n'oseraient pas exprimer leur intérêt pour moi à cause de ma froideur, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne me désirent pas ! Je sais que je suis une très belle femme, alors pourquoi ce s****d ne veut-il même pas coucher avec moi ? Est-ce parce qu'il est gynécologue ? Je hais ça au plus haut point!
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