CHAPITRE 42 LE POINT DE VUE DE CLARA Le silence après mes aveux était à couper au couteau. Le regard de Jacques Duvall, maintenant émerveillé, allait des clichés à mon ventre, comme s’il pouvait déjà y voir ses petits-enfants. Mais mon monde entier, lui, tenait dans le regard d’Alexandre. Ce regard vide, sidéré, qui me transperçait et me laissait plus nue, plus vulnérable que jamais. Il avança d’un pas, lentement, comme un somnambule. Sans un mot, il tendit la main vers son père, qui lui donna les échographies. Alexandre les prit, ses doigts effleurant le papier avec une précaution infinie, comme s’il craignait de les abîmer. Il les lut. Vraiment lut. Chaque ligne du compte-rendu, chaque terme médical. Ses yeux se posèrent longuement sur les deux images floues, sur les annotations «

