La délivrance

3110 Words
Partie Maï Celà fait une semaine que Kiné et moi, sommes sur les routes. Heureusement que nous rentrons à Dakar présentement. Il était temps. Cependant aussi pénible qu'à été notre "tournée", ça nous a enrichi. Mis à part Dakar et Saint-Louis, nous sommes allées à Thiès, Diourbel, Louga, Kaffrine et Fatick, une première pour moi dans ces régions. Même si le but de notre voyage n'était pas ludique, nous en avons profité pour visiter quelques endroits. Ah le Sénégal regorge de lieux idillyques qu'on ne soupçonne même pas. Ces régions sont vraiment magnifiques... Quand tout sera terminé nous avons promis d'y retourner, si ça se termine un jour.... Nous avons bouclé notre "tournée" à Saint-Louis. Maman et les autres ont été très surpris de nous voir, mais bon nous leur avons donné pour excuse qu'on est venu chercher une plante qu'on arrivait pas à trouver sur Dakar pour mon traitement. Hihi sinon ça allait chauffer pour nous. On a acheté le dernier boeuf à 350 000 au daral à Darou (quartier). Puis on a payé une charette qui nous l'a livré à la mosquée de notre quartier, mosquée Mame Rawane Ngom. Nous avons fait tout en douce, incognito. Vous vous demandez sûrement où on a eu tout cet argent? Effet, le jour où on est revenue de chez Serigne Abdou Rahman j'étais plus que sûre que jamais je me soignerai. Non mais 7 boeufs ? C'est énorme qu'à même pour des offrandes. Et Kiné cette folle qui dit que l'argent n'est pas un problème, non mais elle est vraiment dingue cette fille! Je me suis dis qu'elle avait entendu "oeuf" à la place de boeuf. Arrivées à l'appartement, elle part direct s'enfermer dans sa chambre me laissant au salon dans tous mes états. Elle revient 15mins plùtard me disant que le lendemain l'argent serait à notre disposition. J'étais bouche-bée, j'ouvre grand les yeux surprise. Je ne sais pas si je devrais la remercier où me facher contre elle. Le lendemain vers 08h son copain de 68ans, Sall est venu petit- déjeuner avec nous. C'est un monsieur vraiment très sympathique, aux allures de princes, on voit vraiment que c'est un homme riche. Et moi qui l'ai mal jugé. Il est simple et sans chichis, aussi très drôle. Il m'a dit que Kiné lui a beaucoup parlé de moi ,qu'il avait hâte de me rencontrer, et aussi qu'il savait la raison de ma venue à Dakar. Tout le monde le sait sakh. En faite j'aime bien Sall. Je comprends pourquoi Kiné ne veut pas le fair souffrir , c'est le genre de paternel idéal, malgré qu'il sort avec une minette de 23ans. C'est dire qu'il ne faut jamais juger les gens avant de les avoir cotoyé. Bref, après l'avoir racompagner jusqu'à sa voiture, Kiné revient avec une enveloppe contenant 3 millions. J'étais choquée non mais ki kafoul dé. Oh ce jour-là j'ai vidé tous les larmes de mon corps tant j'étais heureuse , heureuse de savoir que j'allais enfin me soigner... A Saint-Louis, j'en ai profité pour prendre 2, 3 djellabas, des robes descentes comme me l'avait demandé Serigne Abdou Rahman, j'ai acheté quelques voiles, une nouvelle tapis de prière. Bref tout qui m'éloignerai de satan, pour la réussite de mon traitement. Vivement que ça se termine un jour... Kinè qui avait pris deux semaines de repos prétextant que sa mère était souffrante, retourne au cabinet demain. Haha ma Kiné qu'est ce qu'elle ne serait pas capable de faire. Je me souviens qu'un jour elle a prétendu que sa mère était morte pour soutirer 300 mille francs à son copain de l'époque. No tek katou deal la khalé bou djiguéne bi. Bref elle reprend son stage demain. Et moi je commence ma thérapie demain aussi. Que Dieu soit avec moi, j'ai tellement la frousse que mon ventre me fait mal. Espérons que ça va aller... Le lendemain c'est en étant couverte de la tête aux pieds que je me rends chez Serigne Abdou Rahman. Non mais cette folle de Kiné s'est tellement moqué de moi. Kiné: wa lahila aka seytané sakh ya mourou ni melni ya sheyda? -Moi: kham yam! Tu a bien entendu ce que Serigne Abdou Rahman a dit non?. Fagarou mo gueune fadiou ( mieux vaut prévenir que guérir). -Kiné:Haha mais blague à part je prie beaucoup pour que tout se passe bien pour toi ma poupée. J'ai hâte de retrouver mon amie, la Maï joyeuse et pleine de vie. J'ai hâte que tout soit comme avant. -Moi: Pas plus que moi. Ne t'inqiète pas je vais me ratrapper nianalma rek ! -Kiné: je t'adore! -Moi: Aller viens là dans mes bras. Souhaite moi bonne chance! -Kiné : Bonne chance ma belle! Je pris un taxi, direction keur massar. Je suis arrivée chez Rahman la boule au ventre. Mon Dieu si le stresse pouvait tuer je serais déja six pieds sous terre. J'espère que tout ira bien. Arrivée làbas, après les salutations, nous embarquons dans sa maison qui se trouve à keur Madiodio. La maison est plus discrète. Rahman dit que c'est là où il fait ses séances de roqiah. Je me suis bien installée dans une chambre attendant que les talibés terminent le récital coranique. Pendant tout le temps qu'ils lisent le coran tout mon corps tremble, mes cheveux se dressent, et j'ai la chair de poule. C'est quelque chose que je n'avais jamais ressenti au paravant. Quelques instants aprés Abdou Rahman m'appelle pour que je le rejoigne dans un salon où était assis deux gros gaillards. C'est là que j'ai compris que les choses sérieuses allaient commencer. Mon Dieu! Je m'assois sur le seul fauteuil qui se trouve au milieu de la pièce. Serigne Abdou Rahman, commence alors à réciter le coran sur ma tête. Subitement, mes membres commencent à trembler, j'ai senti mes cheveux se dresser sur ma tête , mes larmes coulent abondamment et j'en ignore la cause. Mon coeur bat si vite que j'ai en envi de fuire, de partir de là. Je prends mes jambes à mon coup pour échapper à ce torture, avant de franchir le seuil de la porte les deux grands gaillards me ratrappent et me clouent au sol. Rahman continue de réciter le coran, mes oreilles me font mal je crie tellement fort que je tombe dans les pommes... A mon réveil vers 17h, j'étais couchée dans la chambre où j'étais assise le matin. Je ne me souviens de rien. J'ai retrouvé Serigne Abdou Rahmane dans le salon entrain d'égrener son chapelet. J'attends qu'il termine. Vu ma tête il compris que je ne me souvenait de rien. Il me dit en souriant que j'ai déliré, et que j'ai essayé de m'enfuir, que j'ai insulté leurs mères et menacé de les tuer. J'ai du mal à croire que j'ai fais ça. Oh! La honte. Je me suis bien excusée. Quand je suis rentrée Kiné et Awa étaient déjà rentrées, heureusement vu ma tête et mon regard noir, elles ont eu peur de me questionner. Je n'avais aucune envie de discuter. Je me dirige vers la chambre et m' affaisse sur lit lourde et morte de fatigue. Je m'assoupis de suite, certaine que ce n'est que le début du commencement... Et que le pire était à venir. ******* Je n'arrive pas à croire qu'il soit parti. Il s'en est allé pour toujours. Je n'arrive toujours pas à y croire. Pourtant ces derniers jours avec toutes les recommandations qu'il me faisait, je n'ai pas senti qu'il me disait à Dieu. Il est mort. Mes larmes coulent sans que je ne puisse les arrêter. Mon coeur me fait mal. Avec tout ce que tu a fait pour moi Serigne Abdou Rahman, pourquoi tu es parti si tôt? Pourquoi n'as tu pas attendu que je te remercie pour tout ce que tu a fait pour moi? Les mots ne suffisaient pas. Je voulais tellement faire pour toi. Hélas personne ne peut échapper à la mort. Tu es parti de la manière la plus douce qui soit... Dans ton sommeil. Pourtant tu m'avais prévenu que tu m'aidera même si c'est la dernière chose que tu ferais sur cette terre. Et c'est la dernière chose que tu as faite. 6 mois que nous nous connaissions, 6 mois que nous passions toutes nos journées ensemble. Tu m'a soigné, et m'a réconcilié avec ma religion. J'ai appris à te connaitre , tu étais plus qu'un père pour moi. Aprés qu'on s'est connu tu a fais de moi ta protégée. ******** 6 mois plutôt(à keur madiodio) Nous étions assis dans le salon à keur madiodio -Rahman: Maï ma fille? -Moi: Oui Oustaz! Je l'appelle ainsi car depuis quelques jours j'apprends le coran avec lui. -Oustaz: Comment tu te sens aujourd'hui? -Moi: ah sama yaram bi yeupa diss! Je me sens lourde -Oustaz: C'est normal ma fille. Après deux semaines, le traitement fait effet dit-il en souriant un peu. Ça va aller. -Moi: Mais j'ai l'impression que pour toi ça ne va pas.? Je suis sûre qu'il ne te laisse pas tranquil. Quand je dis "il" je fais allusion au djiin. Et si tu m'en parlais Oustaz. -Oustaz : Ah ma fille! Ne t'inquiète pas pour moi je m'en sortirai même s'il est démoniaque et me fais fait payer tous les jours ce que je fais pour toi. Allah est plus fort que lui. Il te laissera tranquil ça mom je te le promets. -Moi: Merci Oustaz vraiment! Je n'oublierai jamais tout ce que tu fais pour moi. Je ne t'en remercierai jamais assez. Et surtout tu m'apprends tellement de choses sur ma religion. Pour ça seulement je suis heureuse dis-je en souriant et j'espère que quand nous finirons j'apprendrais l'intégralité du coran et la je serais plus que heureuse. -Oustaz: Incha allah ma fille! Mais j'aimerai une chose? -Moi: Oui dis-moi. -Oustaz: J'aimerai bien ma fille que quands Incha Allah tout ira mieux tu porte le voile. Tu sais notre bien aimé Sala lahou aleyhi wa salam recommande aux femmes de se couvrir la tête et le corps. Je cite" sors un cheveu de ton foulard et c'est comme si tu marchais nue" rapporté par Al Boukhari. -Moi: Ah Oustaz nak souma mouro lêgui té awma borom keur ba goor gni dounouma daw? ( si je me voile alors que je suis pas encore mariée les hommes ne vont-ils pas me fuire?). Déja que je ne suis pas toute jeune. J'ai peur de devenir vielle fille. -Oustaz : Goor bou bakh dafay beugu djiguéne bou séle té yiw di mour ay tieuram. Yéne danguéne yakar goor gni danou dof? Dédéte goor gni sunu démé bay tak daniy tamou kou bakh séle té yiw. Toi, déja tu es une bonne fille pleine de qualités, ça ne feras qu'augumenter ta beauté. En plus une femme voilée et beaucoup plus respectée. Un homme ne siffle pas lorsqu'une femme voilée passe devant lui contrairement lorqu'elle porte des des trucs sérrés qui lui colle sur la peau et vos méches là. Le voile réflète le respect, vous rend pudique et vertueuse à premier vu... -Moi: Ça mom c'est vrai. Je te promets que je vais y réfléchir dis-je pour échapper à la discussion. Pour le moment me voiler ne m'enchante pas trop, mais je veux pas que Oustaz le sache. Nous continuons à discuter ainsi, parlant de tout et de rien. On débatais sur tout: politique, économie etc... Je me suis même surprise de parler philosophie avec lui. Il sait tellement de choses, on voit bien que c'est un homme sage. Un jour Kiné me voit entrain de le regarder non moumay toumal nane damako nop. -Kiné: Wa yaw diank sank bamalay dieulci ninga done kholé Serigne Abdou Rahman yako tay?? On dirai que tu es amoureuse de lui. -Moi: Non mais qu'est ce tu racontes? Tu es vraiment folle pour imaginer de telles bétises. -Kiné: Ce n'est pas une bétise et je n'ai rien inventé je t'ai vu entrain de le matter. Alors? -Moi: Kiné ne confonds pas matter quelqu'un et le regarder d'admiration. J'ai beaucoup d'admiration et de respect envers lui. Alors ne crois pas que je suis comme toi, je ne sors pas avec les vieux dis-je excédée. Elle m'ènerve grave. -Kiné: Dacor, te fache pas. Je disais ça juste comme ça. -Moi: Bakhna dis-je pour clore la discussion. Et c'est vrai je suis pas amoureuse de lui. Il es comme un père pour moi. Juste que il est tellement différent des hommes que je connais. Il est doué d'un calme fou, d'une gentillesse hors du commun. Ah c'est un Idéal de paternel. J'aimerai bien que mon père soit aussi doux que lui... 6mois qu'il faisait tout son maximum pour me guérir. Je me souviens de ce jour où j'ai failli mourir. *Flash back* Ce jour là, je me suis réveillée de très mauvaise humeur, à fleure de peau. Soma kholé sakh ma beugu la door. Arrivée à keur madiodio j'ai à peine salué Oustaz et suis restée dans mon coin en attendant qu'ils termine le récital coranique. Mais brusquement je me suis levée comme une forcené, comme possédé. Je suis sortie de la maison direction je ne sais où. J'ai marché à la manière d'une automate jusqu'à le mer. Je n'ai pas hésité à entré dans l'eau même si je ne savais pas nager, je n'avais pas peur de me noyer quand bien même je savais que ce que je fesais n'étais pas bien. Je m'en foutais je voulais seulement entré dans la mer comme si une force irresistible m'attirait à elle. Je suis entrée dans la mer. Je continue mon chemin jusqu'à disparaitre complèment sous l'eau. C'est en ce moment même que j'ai su que j'allais mourir. Je me débattais de toutes mes forces. Je perdis pied ,et sombra dans l'abîme. Je le voyais qui me disait: " haha je savais que je t'aurais, tu es à moi, jamais je ne vais te laisser sortir de là" avec son rire diabolique. Puis tout d'un coup j'ai entendu Oustaz réciter Al baqarah( sourate 2 la vache). Mon coeur se gonfla , l'espoir me revient je tousse puis j'ouvre les yeux et vois Oustaz penché sur moi récitant le coran sur ma tête. -Oustaz: Al hamdoulilah. Dieu soit loué! Maï yéwounga ? Al hamdoulilah. -Mo: Où suis-je Oustaz ? Dis-je en voulant me lever, mais mon corps me fait mal. Oustaz je suis tellement fatiguée. -Oustaz : Calme toi ma fille. Tout va bien maintenant. -Moi: Oustaz qu'est ce qui c'est passé? Je regarde autour de moi, bon sang qu'est ce que je fais ici. Je me sens lasse tout d'un coup. -Oustaz: Tu a failli te noyer ma fille. Je vais t'expliquer à la maison. Ce monsieur t'a sorti de l'eau dit-il en désignant une Homme qui me tenait la tête. Ton pauvre Oustaz ne sait pas nager. Je tourne la tête pour regarder le monsieur qui m'a sauvé la vie pour le remercier, je ne l'avais même pas remarqué celui là. Je croise ses yeux. Mon Dieu! Qu'il est beau! Je n'arrive pas détacher mes yeux des siens. J'en oublie même que j'ai failli mourir. Non mais quels yeux! Grands, noirs et diablemant beaux, qui resisterait à ce regard là? Le reste de son visage est tout simplement parfait. Je suis sûre que c'est un descendant du prophète Youssouf. Il ne devrait pas être permis d'être si beau. Way ki mo rafet way. -Oustaz : Maï ça va? Oh la honte Oustaz m'a vu entrain de matter ce mec. Aller Monsieur aide moi à la relever dit-il à l'encontre de l'inconnu. -Inconnu: S'il vous plait appelez-moi Bachir. -Oustaz: Moi c'est Serigne Abdou Rahman. Merci infiniement d'avoir sauvé ma petite. - Bachir: C'est Rien Serigne bi. Alors laissez-moi vous amener chez vous ma voiture est juste garée à la sortie. Il me soulève comme une plume, je m'accroche à son cou. Il se penche pour me murmurer à l'oreille: -Bachir: Je sais que je suis beau mais c'est pas une raison de me looker comme ça. Domou diambour la tamit un peu de retenu dit-il avec un sourir moqueur. -Moi: Non mais quel prétencieux! Vous vous prenez pour qui? -Oustaz: Maï qu'est qui ce te prends ? C'est comme ça que tu remercie celui qui ta sauvé la vie? -Moi: Mais Oustaz... -Oustaz: Excusez la Bachir. Elle juste sous le choc. Allons y Je luis lance un tchipatou phénoménal qui lui arrache à un rire. Il nous dépose à l'appartement, avant de disposer. Je continuais de tirer la tronche. Je ne l'ai même pas remercier. Je m'en veux toujours. Et je sais même pas si je le reverrai un jour. En tout cas je l'espére. Vous demandez sûrement comment Oustaz m'a trouvé? En faite il dit qu'il est venu me chercher dans la chambre, j'avais dispaparu. Il a eu une vision de moi au bord de la mer. Il a subitement compris que j'étais en danger et que je n'étais pas consciente de mes actes. Il arrive juste au moment ou je m'engloutissais dans l'eau, il a vu Bachir de l'autre côté qui quittait la plage. Ce dernier m'a sorti de l'eau mais je suis restée plus de 5 minute inconsciente. C'est pour cette raison qu'il récita Al Baqarah sur ma tête pour me faire revenir. J'ai échappé bel à la mort. Mais ce n'était pas la seule fois où j'ai failli mourir. Un jour, on était à 4mois de traitement, qui normalement devait durer 21jours, Kiné m'a trouvé entrain de me noyer dans la baignoire de la salle de bain. On m'a conduit aux urgences. Oustaz était toujours là, refusant de me laisser. Il avait la avec la conviction que je guérirais un jour. Et c'est le cas. Le combat a été périlleux, long. Il était là pour moi, il m'a sauvé la vie, m'a guéri. Il a finalement extirpé le djiin de mon corps et l'a tué. Je me sens légère comme une plume. Plus de cauchemar, rien juste moi la Maïmouna d'avant mais en version améliorée. Une semaine que tu es parti. Mais je sais que tu es au paradis. Je prierai toujours pour toi Oustaz. Tu a fait de moi une personne meilleure. Repose en paix Oustaz Abdou Rahman. Que firdawsi soit ton éternel demeure....... -Maman: Mayna arrête de pleurer et repose toi ma fille. Je suis revenue depuis 3 jours chez moi j'avais besoin des miens pour tenir le coup. -Moi: Oui maman. Je vais arrêter de pleurer, je sais que Oustaz n'aimerai pas me voir ainsi. Il m'a dit de commencer une nouvelle vie la veille de sa mort. Et c'est ce que je compte faire. Moi Maïmouna Ndiaye, ma vie vie commence maintenant....
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