Daphné
Je déprime.
Je déprime depuis des mois.
Je me bats avec mon moi intérieur pour ne pas lui envoyer de messages ou l'appeler ou encore aller le voir. Mon meilleur ami me manque.
*Arrête de déprimer. Me dit Léa.
*Ouais grave ça craint. Ajoute Sid.
*S'il avait eu envie de te voir ou de t'appeler il l'aurait déjà fait depuis longtemps.
*Vous avez sûrement raison. Dis-je.
*Allez beauté ce soir on sort pour te changer les idées. Me dit Sid. - On va aller se bourrer la gueule au Jambo.
J'opte pour une tenue simple, un jeans bleu, un petit pull cache coeur noir et des ballerines noir. Je laisse mes cheveux détachées.
Je me gare devant le Jambo.
Le lieu est atypique. Ça grouille de gens peut recommandable.
*Vous êtes sûr que...
*Mais oui, ne t'inquiète pas. Me dit Sid en passant son bras sous le mien.
On y rentre, l'ambiance est bon enfant. Il y a un baby-foot, un jeu de fléchettes, un billard et même un jukebox.
Sid nous dit d'aller nous assoir après avoir prit notre commande.
Je ne suis pas très à l'aise.
Il y a beaucoup de jeunes du campus, j'en reconnais quelques uns mais il y a un groupe qui marque mon attention. Je les ai déjà croisés sur le campus, ils sont tous tatoués et portes tous la même veste en cuir avec un logo en forme de T dans le dos. Thomas, Cameron et les autres, portent le même d'ailleurs.
Sid revient quelques minutes plus tard sourire aux lèvres.
*Pourquoi tu souris bêtement ? Lui demande Léa.
*J'ai vu Cam près du bar. Répond t'elle.
*Ahhhh... Et ? Demandons-nous en coeur.
*Bah rien Cam reste Cam, toujours aussi sexy. D'ailleurs je vais aller le rejoindre. Dit-elle en tapant des mains comme une enfant.
Je regarde vers le bar pour voir si je ne croise pas le regard de Thomas mais c'est dans celui de Cameron que je tombe.
Il me regarde et je tourne la tête.
Après tout il m'a dit de rester loin de lui.
Ce mec me tape sur le système mais il y a quelque chose chez lui qui m'attire tel un aimant, il y a un je ne sais quoi que j'aime chez lui.
Soudain, la porte du bar s'ouvre. Tous les regards se tournent vers eux. Comme tous les autres je les regarde quand je croise le regard d'Arron, il me regarde de ses yeux bleu lagon, sourire aux lèvres et je cours vers lui et me jette dans ses bras sans me préoccuper du reste autour de moi.
Il me serre fort contre lui.
Arron est mon meilleur ami d'enfance. Il est comme mon frère. On a toujours tout partagé. Nous avons toujours été inséparables jusqu'au jour où il a décidé de tout quitter pour voler de ses propres ailes.
*Arron.
*Chérie. Me répond t'il en me faisant tourner. - p****n qu'est-ce que tu fou là ? Me demande t'il en me reposant au sol.
*Je suis venu boire un verre avec des copines. Et toi ? Tu es revenu quand ? Et qu'est-ce que tu fais là ? Je te croyais en France où je ne sais où.
*Chérie, calme toi. Tu débite toujours autant de questions à la minute ? Je souris. - On aura tout le temps dans parler, d'accord ? Me dit-il en replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille.
*Ok ! Répondis-je. - Je suis tellement contente de te voir, tu m'as tellement manqué.
*Toi aussi chérie. Dit-il en me prenant dans ses bras.
Ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas été aussi heureuse. Toujours dans les bras d'Arron, je croise le regard de Cam. Il nous fixe. Je détourne la tête et tombe sur la personne que je redoutais le plus. Thomas. Il avance vers le bar tout en me regardant sans un sourire, il me, nous regarde ou plutôt il me, nous dévisage.
Je quitte finalement Arron et retrouve Léa.
*Où est Sid ? Je lui demande en prenant place face à elle.
*À ton avis ? Et mais dit moi qui est ce beau brun ténébreux avec qui tu étais ?
*Mon meilleur ami d'enfance. Dis-je.
*Pourquoi tu m'en as jamais parlé ?
*C'est compliqué. Répondis-je. - Mais pour faire cours, Arron n'a pas eu une vie facile et est parti du jour au lendemain. On a toujours gardé contact mais il ne m'a jamais dit exactement la raison de son départ.
*Je vois... En tout cas, il est canon ton Arron.
Je souris.
Oui je souris.
C'est vrai qu'Arron est beau garçon. Toutes les filles voulaient sortir avec lui mais je ne l'ai jamais vu sortir avec aucune d'elles. Elles me jalousaient et parfois me mal traitaient.
Il est grand (1m90), doit faire dans les 90 kg, taillé dans la pierre, un corps d'Appolon. Brun, cheveux court, yeux bleu lagon, un sourire aussi blanc que dans les publicités pour dentifrice.
Cam
Je sens encore ses lèvres contre les miennes, son corps contre le mien et les battements de son coeur. Cette fille me fait ressentir des choses, des choses que je n'avais jamais encore ressentit, des choses que je ne voulais pas ressentir. Avec elle, tout me paraît tellement facile et simple. Pourtant je dois m'en éloigner, je ne peux pas être avec elle.
C'est impossible !
Mais depuis le premier jour où mon regard à croisé le sien, elle me hante. Elle est dans toutes mes pensées, je n'arrive pas à ne pas y penser.
Difficile de résister, de résister à l'envie d'être avec elle, de la serrer contre moi, de sentir son odeur, ses lèvres.
Thomas est bizarre depuis quelques temps. Il est ailleurs. Je sais qu'il a préféré s'éloigner de Daphné, Zack m'en à parlé mais je ne comprends pas pourquoi. Il l'aime beaucoup et est très proche d'elle. Pourquoi avoir fait ça ?
Ça fait des mois que nous ne sommes pas sortis faire la fête et ce soir on a décidé d'aller au Jambo, histoire de se changer les idées.
Assis au bar, je croise son regard vert. On reste un petit moment à se regarder mais elle détourne vite celui-ci. Je me tourne et bois une gorgé de ma bière. Des bras passent autour de ma taille et je sais que ça ne peut-être que Sid.
*Qu'est-ce que tu veux ? Je lui demande.
*Tu me manques. Me répond t'elle.
*Moi ou ma bite ? Je lui demande.
Elle ne répond pas et glisse sa main sur ma queue mais rien ne se passe.
*Vient avec moi aux toilettes. Me dit-elle.
*Non. Répondis-je sèchement alors que je regarde Daphné dans les bras de se fils de p**e d'Arron.
Comment elle le connaît ?
Et pourquoi est-elle si proche de lui ?
Sont-ils ensemble ?
Thomas assit à côté de moi, jette de temps en temps un regard vers elle. J'aime pas le voir comme ça et c'est bien la première fois.
Il redemande un verre.
*Arrête de boire autant. Lui dis-je.
Il me jette un regard noir sans me répondre et boit son verre cul sec avant d'en redemander un autre.
*Cam, Camerounet. Me dit Sid.
Putain elle est toujours là !
*Dégage. Dis-je.
*J'ai envie de toi. Me susurre t'elle à l'oreille et me mord le lobe. Elle me tourne pour que je sois face à elle m'offrant ainsi une vue sur Daphné que je ne peux m'empêcher de regarder. Elle se positionne entre me jambe et commence à se frotter à moi. Mais rien, nada. Ma bite ne monte pas.
*Dégage. Dis-je en la poussant.
*Mais...
*Qu'est-ce que tu ne comprends pas ? Finis-je par hurler. Tous nous regardent. Elle me gifle. - Sale p**e.
Momo et Zack m'arrêtent avant que je ne fasse quoi que ce soit de bête. Elle part en courant suivie de Léa et Daphné.
*Qu'est-ce que vous avez tous à me regarder.
Sidney
*Je suis trop conne. Dis-je en poussant la porte de derrière.
*Ne dis pas ça ! Me dit ma soeur.
*Si je suis trop conne. Répétais-je en pleure.
Je me laisse glisser le long du mur.
*Sid il n'en vaut pas la peine. Me dit Daphné en s'asseyant près de moi. - Pourquoi te mettre dans tout ces états alors que toi même tu dis que ce n'est que ton p******l ? Je rigole. - Pourquoi tu rigoles ?
*Parce que tu me dis ça alors que... Commençais-je à dire. - Mais vous avez raison, c'est lui le con pas moi. Dis-je en rigolant et en me levant.
*Voilà, exactement. Me dit ma soeur. - Il y a pleins d'autres mecs tu sais et en plus Zack ne fait que te regarder. Ajoute t'elle.
Zack ?
Beurk...
Je ne veux pas d'autres mecs je le veux lui, je veux Cam.
*Cam est qu'un connard et moi je mérite mieux en plus il b***e mal. Dis-je en retournant à l'intérieur.
Je ne devrais pas m'abattre sur mon sort, des mecs il y en a partout mais... mais Cam je l'ai dans la peau et si je ne peux pas l'avoir, personne ne l'aura.
Je me remets à notre place ignorant les regard sur moi.
Léa me rejoint.
*Elle est où Daphné ?
*Avec Etienne au téléphone. Me répond t'elle.
Je recommande des verres et que la fête continue. Je ne peux m'empêcher d'espionner Cam.
Daphné
*Tu viens ? Me demande Léa.
*Je vous rejoins, Etienne m'appelle. Dis-je en regardant l'écran de mon téléphone.
*Ok !
"Conversation téléphonique :
*Allô.
*Où tu es ? Hurle t'il.
*Dans un bar, pourquoi ?
*Lequel ? Crit-il.
*Pourquoi tu me cris dessus ?
*Dit moi dans quel bar ?
*Le Jambo, pourquoi ?
*Ok ! Bouge pas j'arrive.
*Mais... mais...
Fin de la conversation téléphonique.
Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit qu'il a déjà raccroché. Mais qu'est-ce qu'il avait ? Pourquoi a-t-il réagis comme ça ?
Je vais pour retrouver les filles, quand j'entends des voix. Je sais je ne devrais pas m'en occuper mais c'est plus fort que moi. Ma curiosité est mon vilain défaut. Les voix hurlent. Je m'avance et cachée derrière le conteneur, je regarde. Un homme est à genoux, deux autres le tienne et un le menace avec une arme, je crois car difficile de distinguer quoi que ce soit, de là où je suis je ne vois pas grand chose.
*Pitié, pitié, je jure que je ne dirais rien. Dit l'homme à genoux.
*Ta gueule. Hurle l'homme debout face à lui. - Tu en as assez vu et pour ça je dois te tuer.
Un frisson me parcours le corps à ses mots.
Le tuer ?
Pourquoi ?
*Pitié, je n'ai que 20 ans, je suis...
Le garçon en question n'a pas le temps de finir sa phrase qu'une détonation retentit et tombe au sol. Je manque de crier par l'horreur que je viens de voir mais une main se pose sur ma bouche, ce qui me fait sursauter.
*Chute. Me dit Cameron au creux de l'oreille.
Qu'est-ce qu'il fait là ?
Les trois hommes debout, regardent dans notre direction. Je manque de faire une crise cardiaque quand je les vois s'avancer vers nous.
Ils nous ont vus ?
Ils vont nous tuer aussi ?
*Ne bouge pas. Me dit Cameron. Il me tourne pour que je lui fasse face et il plonge ses yeux dans les miens.
*Hey, vous là-bas. Hurle une voix.
Je commence à paniquer.
*Daphné, Daphné. Me dit-il en posant ses mains sur mes joues. - Regarde-moi, ne détourne pas les yeux et regarde-moi. Me dit-il sereinement. Je dis oui de la tête. Il passe une main derrière mon dos et me rapproche de lui. De son autre main il sort un objet de derrière son dos.
Une arme ?
Mais...
*Ne regarde pas et bouche toi les oreilles. Me dit-il.
J'obéis. J'entends trois coups de feu et sursaute à chaque tire. Je tremble et m'accroche comme je peux à lui.
Ma respiration est rapide mais j'essaye de me caler sur celle de Cameron qui est serein. Il me serre plus fort contre lui. La chaleur de son corps m'apaise et j'arrive plus ou moins à me calmer. On reste quelques minutes ainsi, blottis l'un contre l'autre. Je crois qu'à ce moment aucun de nous ne veut que ce moment ne s'arrête.
Son téléphone sonne.
Conversation téléphonique :
*Ouais derrière le bar, avec Daphné, non, non je crois que ça va. Ok ! Il raccroche et pose son regard dans le mien. Il met ses mains sur mes joues. - Ça va ? Me demande t'il. Je dis oui de la tête car aucun son ne veut sortir de ma bouche. Il m'embrasse et me serre plus fort contre lui.
J'aime sentir ses lèvres contre les miennes, j'aime être dans ses bras. Mais...aucune larme ne coule.
Je ne pleure pas.
Pourquoi ?
Pourquoi je ne pleure pas ?
Qui sont ces mecs ?
Et qui est Cameron ?
Que me cache t'il ?
*CAM. Crit Thomas.
Je décolle ma tête du torse de Cameron. Thomas s'arrête quand son regard croise le mien. Je ne réfléchie pas et cours me jetter dans ses bras en pleure. Il resserre son étreinte sur moi et me serre fort. Son coeur bat aussi vite que le mien. Il caresse mes cheveux.
*Les gars ça ne sent pas bon. Dit Zack.
*Faut partir. Ajoute Jo.
*Allez y. Dit Thomas. -Je reste avec elle.
*MAIS T'ES MALADE MEC. Hurle Cameron. - S'il te voit ici, ils te feront la peau.
*Mais je ne peux pas la laisser là ! Dit-il.
Je lève ma tête pour le regarder.
*Vas-y. Dis-je.
*Mais...
*Ne t'en fait pas pour moi.
*Je t'appelle plus tard. Me dit-il en me déposant un chaste b****r sur les lèvres. - Fais attention à toi et sois prudente. Il se détache de moi et s'en va. Je les regarde s'éloigner. Ils montent en voiture et ils s'en vont.
Je me tourne pour retrouver les filles après les avoir vu tourner au coin de la rue.
*Oh mince Etienne, tu... tu m'as fait peur.
*Je t'ai dit de ne pas t'approcher d'eux. Me hurle t'il dessus et m'attrape le bras.
*Etienne tu me fait mal.
*Etienne arrête. Crit Paul.
*Ne t'en mêle pas. Et toi, toi tu me suis.
J'arrive à me détacher de lui.
*Non. Hurlais-je à mon tour.
*Non ?
*Non. Dis-je d'une petite voix.
*Tu vas m'obéir. Me dit-il.
*Tu n'es pas mon père. Je suis majeur et fais ce que je veux.
Il s'approche et je recule.
*Ce sont des meurtriers. Me lâche t'il, telle une bombe. - Tu entends, ce sont des meurtriers. Je le gifle et part.
*Daphné attends. Me crit Paul.
Je ne l'écoute pas et monte aussi vite que je le peux dans ma voiture et démarre.
J'arrive chez moi et me laisse glisser le long de la porte en pleure.
Je suis perdu.
Des meurtriers ?
Le bip de mon téléphone me fait sursauter. Je regarde l'écran et voit que c'est Paul. Je l'envoie direct sur ma messagerie.
Je ne veux pas lui parler, ni à lui, ni à Etienne, ni à personne d'ailleurs.
Cam
Le trajet à été long car aucun de nous n'a osé dire quoi que ce soit.
On arrive au hangar. Sans un mot, je file sous la douche. L'eau coule sur mon corps.
Il l'a embrassé.
Il a posé ses lèvres sur les siennes.
La buée à envahie la salle de bain. J'essuie le miroir avec ma main et me regarde dans celui-ci. J'enfile un boxer et m'allonge sur mon lit.
Je suis perdu dans mes pensées quand ça frappe à ma porte.
*Je peux ? Demande Thomas en passant sa tête.
*Vas-y ! Dis-je.
Il s'avance et s'arrête devant la fenêtre.
*Pourquoi tu étais avec elle ? Me demande t'il. Je ne répond pas et reste à regarder le plafond. - Pourquoi ?
Je ne le sais même pas moi même !
Il se retourne vers moi. Et je croise son regard.
*Cam ? Dit-il. -Pourquoi tu étais avec Daphné derrière le bar ?
Je me remets à regarder le plafond.
*Et toi pourquoi l'as-tu embrassé ?
*J'ai eu peur. Me dit-il.
*Tu l'aimes ?
*Et toi tu l'aimes ? Répond t'il.
*Là n'est pas la question, répond moi ? Dis-je.
*Je ne sais pas. Dit-il.
*Moi non plus. Dis-je.
Il sort de ma chambre sans un mot. Je reste un moments à regarder le plafond.
Il est 4 heures du matin quand je me réveil en sueur.
Putain de cauchemar.
*Daphné.
Je me lève à la hâte, enfile la première chose que je trouve et sors en trombe. Je monte sur ma moto et démarre.
J'arrive en bas de chez elle.
Je suis vraiment un grand malade.
Je monte quatre par quatre les marches. J'écoute. Le silence, rien que le silence.
Je me décide à frapper. Je frappe comme un débile sur la porte. Quelques minutes plus tard, elle s'ouvre.
Putain.
Putain que ça fait du bien de la voir.
À moitié endormie, elle me regarde les yeux à moitié ouvert, elle a les cheveux en bataille mais même comme ça elle est sexy. Elle porte un petit short qui me laisse voir ses jambes nues, un débardeur qui ne cache pratiquement rien mais encore une fois elle est tellement sexy.
*Mais... mais... Bafouille t'elle.
Je me jette sur elle et l'embrasse à pleine bouche. Mes mains sur ses joues ses mains sur mes épaules. Je l'embrasse. Je meurs d'envie de la sentir encore plus près de moi. À bout de souffle je mets fin à notre b****r et pose mon front contre le sien. Sa respiration est forte tout comme la mienne.
*Cameron.
*Daphné.
Je repose mes lèvres sur elle pour la goûter encore. Je la soulève par les fesses et elle enroule à la perfection ses jambes autour de ma taille. Je continue à l'embrasser tout en me dirigeant vers sa chambre. Je la dépose délicatement sur le lit toujours ma bouche contre la sienne. Je ne veux pas la quitter. Je veux sentir chaque partie de son corps contre le mien. Je ne veux faire qu'un avec elle. Je quitte ses lèvres mais ne la quitte pas des yeux, je veux voir son regard. J'aime son regard, j'aime cette façon dont elle a de me regarder car elle est la seule à me voir tel que je veux me montrer. Avec elle tout est bien plus différent. Mon bleu dans son vert. Je retire mon t-shirt et le jette au sol. Je la désire comme personne. Je la veux elle et pas une autre.
Je l'aime.
Oui, j'en suis sûr, je l'aime.
Je repose mes lèvres sur les siennes. Elle passe ses mains dans mon dos, ce qui me donne des frissons. Elle m'agrippe les cheveux. J'aime ce que je ressens même si c'est nouveau pour moi. Je l'embrasse dans le cou et elle gémit. Je continues mon ascension et dépose des doux baisers sur le haut de sa poitrine. J'aime sentir la douceur de sa peau. Je passe ma main sous son haut et caresse son ventre, je monte ma main mais elle m'arrête.
Je me redresse et je la regarde.
*Cameron, je... elle tourne le regard. - Je...
*J'attendrais. Dis-je en déposant mes lèvres sur les siennes.
Je m'allonge près d'elle dans le lit et la prend dans mes bras. Nous avons fini par nous endormir.
Moi, Cameron j'ai dormi avec une meuf sans qu'il n'y est eu quoique ce soit.
Une première.
Je me réveille et je constate que je suis seul dans le lit. Le soleil éclair la chambre à travers les rideaux. Je m'étire et me lève. Je sors de la chambre. Je suis poussé par la bonne odeur de café. Dos à moi, je la regarde se dandiner. Elle porte un simple t-shirt qui lui arrive au milieu des fesses, ses cheveux attachés à la vite fait sur le haut de sa tête, la rend encore plus belle. Je la regarde. Je la désire. Je m'approche à pas de loup et passe mes bras autour de se taille ce qui la fait pousser un petit cri. Elle se retourne et me frappe sur l'épaule.
*Tu... tu m'as fait peur. Me dit-elle. Je souris et l'embrasse.
*Ça va ? Je lui demande.
*Oui et toi ?
*Je n'ai jamais aussi bien dormi que cette nuit. Elle sourit et rougit. Elle est belle. Je l'embrasse sur le front.
*Assis-toi ! Me dit-elle.
J'obéis et elle me serre une tasse de café. J'attrape un croissant et le mange. On se regarde.
J'aimerais non je veux me lever tous les jours auprès d'elle.
Son téléphone sonne. Elle regarde l'écran et souffle.
*Ça ne va pas ?
*Si, si. Me répond t'elle.
*C'était qui ?
*Personne.
Sérieux ?
*Je vais te le redemander, c'était qui ? Dis-je en haussant le ton.
*Personne. Me répond t'elle à nouveau.
De colère je frappe du point sur la table, ce qui la fait sursauter et reculer. Mon regard croise le sien et j'y vois de la peur.
Elle a peur ?
Elle a peur de moi ?
*Désolé. Dis-je. Elle ne me répond pas et détourne le regard. Je me lève et m'approche d'elle. Je lui replace une mèche de cheveux rebelle avant de la prendre dans mes bras.
Ouais j'avoue avec elle je suis un vrai canard.
On reste un moments comme ça. Je pose mes mains sur ses joues et la pousse à me regarder.
*Excuse-moi ! Dis-je. - Je ne voulais pas te faire peur. Je pose mes lèvres sur les siennes.
La matinée passe vite.
On décide de sortir faire quelques courses.
Ouais moi, je vais faire des courses avec une nana enfin pas n'importe qu'elle nana.
Encore une première.
Prêt à sortir, j'ouvre la porte quand... je tombe sur deux mecs.
*Vous voulez quoi ? Dis-je en les foudroyant du regard.
*Qu'est-ce que tu fous là ? Me dit un des deux grands bruns. - Où est Daphné ? Me crit-il.
*Baisse d'un ton connard. Je lui lance. Il me pousse violemment et rentre.
*Vas-y fait comme chez toi. Lâchais-je.
Le brun en question me foudroie du regard.
Pas bon pour lui !
Je lui saute dessus et le plaque au sol. L'autre essaye de nous séparer mais je lui mets un v*****t coup de coude dans la mâchoire. On enchaîne les coups.
*STOP. Hurle Daphné. - ARRÊTEZ ! On la regarde tous les trois. - Mais vous êtes devenus complètement fou ma parole.
Elle s'approche de nous.
Là c'est moi qui est peur !
Si, si j'ai peur.
Elle nous chope chacun par une oreille.
*Aïe. Disons-nous en coeur.
Elle nous pousse à nous assoir sur le canapé. Part et revient avec des poches de glaces qu'elle nous donne à chacun de nous trois.
*Écoutez-moi bien tous les trois. Je vais aller faire des courses et quand je reviens je veux que vous ayez réglé vos comptes. Plus de bagarre ? On la regarde. - J'ai dit plus de bagarre, ok ?
On se regarde tous les trois puis on la regarde.
*OK ? Répète t'elle.
*Ok. Répondons-nous en coeur.
*Bien, parfait ! Et rangez-moi ce bazar. Ajoute t'elle en claquant la porte.
Elle est impressionnante et je ne pensais pas qu'elle avait autant de caractère. Cette fille me plaît il n'y a aucun doute. Je reste un petit moment assit et au bout de quelques minutes, je décide de me lever pour ranger.
*Qu'est-ce que tu fais ? Me dit un des bruns.
*Tu as entendu ce qu'elle a dit, elle veut que ce soit ranger alors...
Il éclate de rire.
*T'es sérieux ? Me dit-il en me regardant. - Toi tu vas ranger ?
*Bah oui... Dis-je.
*C'est bon Etienne, arrête et viens nous aider. Dit l'autre.
Donc celui qui à la grande gueule c'est Etienne.