Lettre XIIILe Monomane. Afin de me faire une juste idée des horreurs à la mode, je suis allée hier au soir à la Porte-Saint-Martin, voir le Monomane, drame en cinq actes, d’un monsieur Duveyrier. Je ne sais vraiment si je dois ou non vous donner l’analyse de ce monstrueux outrage au sens commun ; si je me décide, ce sera parce que je me flatte que personne ne sera assez fou pour le traduire en anglais, ou pour l’importer en Angleterre sous quelque forme que ce soit, et qu’en conséquence, si je ne vous en parle pas, vous courez risque de mourir sans savoir jusqu’à quels prodigieux excès l’amour de l’absurde peut entraîner les hommes. Il faut d’abord que je commence par vous dire, et ce ne sera point la partie la moins extraordinaire du phénomène, que la salle était pleine jusqu’au comble,

