XIl était encore temps de voir la barre d’Étel à marée basse. Marie sauta dans sa voiture. La route vers l’estuaire était étroite. Elle serpentait tranquillement entre les champs et les petits bourgs, les croix primitives, les chapelles romanes et les dolmens. Elle longeait ensuite la ria. À côté d’un parc à huîtres, Marie s’arrêta un instant pour contempler Étel qui, de cette rive, avait l’apparence d’une ville haute et fière, dominant la rivière. Quand elle arriva devant la Maison du Sémaphore, elle s’arrêta encore pour examiner le Mât Fenoux et sa flèche rouge ajourée qui était à l’horizontale, signe que la passe était impraticable. Un gros chien beige sortit de la cour et se précipita sur Marie avec enthousiasme. Sa maîtresse, qui suivait, bavarda aimablement avec Marie. C’était ell

