VISouriante et ponctuelle, quasiment rayonnante, La Langouste sonna à la porte d’entrée où elle attendit sagement que JG descendît lui ouvrir. Elle avait fait des courses et elle était vêtue d’un ensemble veste et pantalon vert foncé assez élégant mais qui la boudinait un peu et dont la couleur jurait avec le coupe-vent rose qu’elle avait enfilé par-dessus. Elle semblait ne pas s’en apercevoir ou plus simplement s’en contrefiche, comme si ses efforts pour porter des fringues coûteuses étaient la marque d’une attirance prononcée pour les belles choses, assortie d’un réel manque de goût, ou peut-être un pied de nez adressé à son entourage. Pourquoi y avait-il toujours une part de provocation dans ses manières ? Derrière JG, elle monta l’escalier où bruissait le plastique de son vêtement. Sa

