XIVChantal était dans un état d’excitation extrême. Elle était seule dans la grande salle qui semblait encore bruisser des rires de cet essaim de jeunes filles qu’elle avait rencontré en montant les escaliers. On lui avait dit d’attendre parce que le maître était occupé. On lui avait conseillé de méditer pour entrer en osmose avec le grand spécialiste. Elle s’était soumise à l’exercice. Elle avait eu une nuit si agitée que sa logeuse lui avait dit qu’elle l’avait entendue crier aux aurores. Pourtant, elle avait avalé, comme depuis des jours, les cachets que son thérapeute lui avait ordonné de prendre régulièrement. Lanza Garan lui avait donné la possibilité de s’accomplir, de passer des barrières, de créer. D’être enfin. Elle saurait lui en être reconnaissante. Elle venait de passer un

