XXV Par une froide journée de décembre, Maxime de Cormeilles fit son apparition dans l’atelier de son ami. Il avait consacré cette année aux voyages, il avait évité toutes relations avec son monde, et, désireux d’oublier son malheureux amour, il avait livré son âme aux impressions multiples et variées de tant de pays parcourus. Peut-être la blessure n’était-elle pas guérie ; elle semblait cicatrisée cependant, – non assez pour que Maxime reprît sa vie mondaine dans ce Paris où il était exposé à rencontrer Lia, mais suffisamment pour qu’il désirât revoir son ami avant de retourner près de sa mère, bien que la vue d’Antoine dût remuer ses souvenirs et lui rappeler les débuts joyeux de son triste roman. Il ne pouvait encore songer à l’avenir, ni admettre seulement la pensée qu’il pût un j

