Chapitre 16 : Un grand danger pour moi.

2151 Words
#Flashback, 3 ans plus tôt.    Point de vue d'Angie Je vous avoue, je ne m’attendais pas à un sourire aussi radieux, cette Léa avait quelque chose de particulier, un charme sans pareil, rien qu’en la voyant avec ce sourire qu’elle nous adressait, on pouvait y traduire d’elle une personne plein d’amour et de tendresse. Une nouvelle fois perdue dans mes pensées en la contemplant, je ne me rendis pas compte qu’elle m’avait une nouvelle fois adressé la parole. - « He ho ! » me disait-elle en secouant sa main mouillée par la pluie devant mon visage. En reprenant mes esprits, je la regardais hébéter, c’était la première fois que ça m’arrivait devant une femme comme moi. - « He ! Salut ! désolé ! j’étais plongée dans mes pensées. » Lui disais-je en lui sortant un faux sourire amical. Le sourire plein la face, elle me tendit la main en guise de salutation. Cordialement je la saisis et je lui rendis mon plus beau sourire. - « Chérie » disait Justin le visage émerveillé par Léa. Il l’appelle déjà chérie ? Mais c’est que cette relation est déjà inquiétante … Je ne l’avais jamais entendu appeler quelqu’un de la sorte auparavant. - « Je te présente Angie, ma sœur d’une autre mère. » lui dit-il alors que nous étions toujours tenus devant la porte d’entrée sous la pluie. - « Entrez d’abord, on se fera les présentations plus tard. » nous dit-elle en nous esquissant son sourire radieux. Elle nous ouvrit grandement la porte de chez elle, et nous y sommes entrés. Mamah ! Mince ! Je n’arrivais pas à croire que Justin y venait souvent, je ne comprenais plus rien, j’étais perdue. L’intérieur de cette maison était pire que l’extérieur, vu qu’on n’était toujours pas à l’abri de la pluie. Je n’arrivais pas à comprendre comment une fille aussi jolie pouvait vivre dans un état de délabrement pareil. Une maison sans plafond, je n’imagine même pas comment ils y vivent aux temps de forte chaleur. Mince ! Si un incendie se déclenche  ici hein ? C’est tout le quartier qui partira en fumée. Quant à leur salon hein ? Il était tellement vieux et lugubre, on aurait dit qu’il datait de l’antiquité. Quand je pense que c’est sur ça qu’on devra s’assoir… Pfff ! Merci les mauvaises odeurs et les microbes. Mamah ! J’étais estomaquée par ce que je voyais, Des cuvettes se tenaient en même le sol pour accueillir des fuites d’eau émanant des perforations du plafond.  Ne parlons même pas des gouttes de pluie tombant sur les tôles de la toiture créant une sonorité qui m’était insupportable. - « He ! oh ! Encore dans les nuages ? » me demandait Léa en agitant les mains devant ma face. Revenant sur mes esprits, je lui sortis une nouvelle fois un faux sourire. - « Désolé ! je suis un peu pensive ces derniers temps. » lui dis-je. - « Elle te conviait à prendre place. » me disait Justin en me donnant un sourire moqueur. - « Ah désolé ! Je n’avais pas suivi. » Lui dis-je en donnant une nouvelle fois un faux sourire à Léa. Je pris place sur l’un des meilleurs canapés, sans m’adosser dessus s’il vous plait, je portais du blanc. Sa mère en compagnie de son frère sont venus nous faire la politesse et nous souhaiter la bienvenue. Une femme âgée usée par le travail manuel, mais avec un très grand sens de l’hospitalité. - « Bienvenu mes enfants. » Nous dit-elle avec un beau sourire. « Je vous fait une boisson chaude ? » nous demandait-elle. - « Oui maman » répondit Justin avec un sourire de courtoisie. - « Non ! Pour moi ça va aller »répondis-je. Je n’allais tout de même pas boire une eau dont je ne connaissais pas la provenance, en plus avec l’épidémie de Choléra qui buzz dans les médias là. Je ne suis pas moi partante ! - «  Par contre j’aimerais savoir où sont les toilettes, j’ai une envie pressante. » lui dis-je. Je vus de la gêne sur le visage de Léa, je me demandais bien pourquoi ? Quelques secondes de silence après sa mère me dit. - « Tu vas prendre le parapluie, et te diriger le long du couloir… » me dit-elle en s’interrompant d’elle-même. « Léa accompagne la »  dit-elle par la suite à sa fille. Un parapluie pour se rendre au toilette ? Me questionnais-je. Je suivis donc Léa et on avala le couloir jusqu’à l’arrière de la maison et là … Je me suis rendue compte que les toilettes étaient détachés de la maison, un peu comme une dépendante. Drôle de façon de disposer la maison, en gros je devais entrer sous la pluie battante à nouveau pour assoupir mes besoins, dans des toilettes en bois. Décidemment c’était ma journée, je ne n’imagine même pas l’état du bidet. N’est-ce pas sous mon parapluie, j’ai pris la direction des toilettes en question, dans l’espoir au moins que le miroir dans les toilettes était suffisamment bien éclairé pour me permettre de me repoudrer le visage. Mamah ! J’étais en France (se mettre les doigts dans l’œil), des toilettes en bois avec un miroir je regarde trop de films américains ? - « p****n ca schlingue ici grave. » disais-je en me bouchant les narines du doigt. « Comment allume-t-on cet endroit ? » me demandais-je tout en sortant mon téléphone pour chercher l’interrupteur. Quand j’ai éclairé ces toilettes de mon smartphone, je fus horrifiée par l’intérieur. Mamah ! Justin est venu où comme çà ? Pour rien au monde, je ne peux m’enfermer dans cet endroit, encore moins assoupir mes besoins ici. Ils n’ont même pas de bidet… ? Je ne vais tout de même pas faire mes besoins dans une fosse ? Ah ça Jamais ! L’envie d’uriner s’en est allé aussitôt après avoir vu cet endroit horrible. j’ai pris la route vers l’intérieur. À l’intérieur, Justin était assis tout près de Léa et leur faisait la conversation. - « Elle m’a l’air mal alaise par rapport au luxe de chez nous. » lui disait Léa plein de gêne. - « Non ! ça va lui passer ne te dérange pas ! C’est juste qu’elle n’est jamais venue dans ce genre de quartier, elle ne fréquentait que les beaux quartiers. » disait Justin. - « Alors elle risque faire une crise en voyant nos toilettes. » dit-elle en esquissant un grand sourire. - « et ça sera normal, j’ai eu le même choc en la voyant pour ma première fois. » lui répondit-il. - « C’est vrai, mais c’est ma maison et je ne saurai en avoir honte. » lui répondit-elle. - « je le sais aussi et c’est quelque chose que j’admire énormément en toi. » dit-il en se tournant vers elle. « Il y a quelque chose de très important que je voulais te demander à ce propos. » lui dit-il avec les yeux scintillants. - « heur… » dans l’intrigue, elle lui dit. « Quoi ? » - « en fait, j’aimerais vous construire un habitat plus convenable que celui-ci. » demandait-il à Léa et sa maman. Surprenant la conversation, je n’arrivais pas à croire ce que je venais d’entendre, ni moins à l’accepter. L’ont-elles ensorcelé ou quoi ? - « Non Justin ! » dit Léa. « je ne pourrais l’accepter. Je suis en couple avec quelqu’un et cette personne ne saurait accepter une telle situation. » dit-elle en se levant. Justin en fit de même tout en se rapprochant d’elle. - « Chérie ! je ne le … » dit-il quand Léa l’interrompt. - « Justin, je t’ai déjà dit d’arrêter de m’appeler Chérie. » lui dit-elle. - « Ok ! Léa. » dit-il. « je ne le fais pas parce que je veux ruser pour te convaincre d’être avec moi. Je le fais juste parce que je veux t’aider en tant qu’ami. » dit-il en supplication. Attendez, si je comprends bien Léa n’est ni en couple ni amoureuse de Justin ? Me demandais-je planter dans le salon choqué par ce que je venais d’entendre. En fait, C’est Justin qui est fou amoureux d’elle ?                               _____________________________________            Point de vue de Léa Je ne pouvais tout de même pas accepter sa proposition… Que penserait Boris à ce propos ? Déjà que si je l’accepte, je lui serais reconnaissante pour cela toute ma vie. Le simple fait que Justin a garé sa luxueuse voiture devant ma maison va susciter tellement de bruit dans le quartier par conséquent mon pauvre chéri Boris sera au courant et j’aurais de gros problème avec lui. - « Je ne peux pas l’accepter Justin » lui disais-je d’un air désolé. « Merci pour ta sincère considération de ma situation. » disais-je en me levant de mon siège. C’est là où je constatai qu’Angie était plantée derrière nous avec son même visage ébahi. - « Tu as été rapide hein ? » lui dis-je. - « Oui ! j’ai reçu un appel très important et je dois m’en aller sur le champ. » dit-elle en se rapprochant de nous. - « Angie … ? » lui disait Justin très contrarié par ce qu’elle venait de dire. « Est-ce si urgent ? » demandait-il à contrario. - « Mon daron (père) vient de rentrer de son voyage, et il veut me voir de suite. » lui dit-elle. Il se mit à plisser son visage, car il savait que cela voulait dire qu’il devait s’en aller d’urgence. - « Ok ! On y va donc… » lui dit-il puis il se tourna vers moi. « Quant à toi, On n’a pas fini avec notre conversation. » me dit-il et par la suite il balança son regard sur ma mère puis sur mon petit frère. « Essayez de la convaincre de prendre en considération ma proposition. » leur dit-il. Angie s’approcha de moi, et me tendit la joue pour une politesse, je la reçu cordialement. - « Désolé, si je m’en vais aussi vite, j’ai vraiment une grosse urgence. » me dit-elle. - « Je comprends, ça va aller ! » lui dis-je. - « Mais, si tu as le temps le week-end prochain, je pourrais t’inviter à manger un bout. » ajoutait-elle. - « Chouette ! Ce serait avec plaisir. » lui dis-je avec un grand sourire aux lèvres. Elle me rendit son sourire, puis les plantés sur les miennes, elle me dit. - « Tu es vraiment magnifique ! » me dit-elle Une phrase qui me fit vraiment plaisir. Ensuite vint le tour de Justin de se rapprocher de moi. - « Je  vais m’en aller mais je passe te prendre à la fin de ton boulot demain » me dit-il. - « Non ! Justin ! je vais… » disais-je lorsqu’il m’interrompit. - « Ce n’est pas une doléance, c’est à titre d’information. » me dit-il en me faisant un bisou sur le front. Ensuite en ma compagnie, les deux prirent la route pour leur véhicule, ils ont échangé pendant presque 5 minutes à l’intérieur de celui-ci puis ils sont partis. De retour à l’intérieur, je vis ma mère et mon petit frère assit côte à côte me dévisageant du regard, mais qu’est ce qui arrivait à ces deux-là ? Me demandais-je. - « Léa ! Tu ne vois pas que Justin est le parfait homme pour toi ? » me disait maman de vive voix sous la pluie battante. - « Non ! Maman ! On ne va pas revenir sur ce sujet-là ok ? » lui répondis-je. - « Maman a raison Léa ! regarde dans quelle condition nous vivons ! » me dit mon petit-frère très mécontent. « Depuis que papa n’est plus là, Maman et toi, vous vous battez seules pour moi. Dieu t’offre un homme en or et toi, tu préfères t’accrocher à quelqu’un qui ne fait rien de ses journées. » - « He ! Adonaï ! Tu ne me parles pas comme ça ok ? » lui disais-je d’un ton autoritaire. « Boris n’a pas de travail parce qu’il n’a pas de relation. Tout comme moi, il est allé à l’école mais les réalités de la société camerounaise l’ont rattrapé. » dis-je en les regardant chacun à leur tour. « D’ailleurs vous oubliez vite, quand maman était malade qui l’avait conduit à l’hôpital ? Qui a financé une bonne partie de tes études à toi ? Il n’a pas encore mais quand il aura, il nous mettra tous en haut. » des paroles qui firent en sorte qu’il reste en silence. C’est comme ça que j’ai constaté une anomalie sur les mouvements de maman. - « Maman ? Tu es sûre que ça va ? » lui demandais-je. Quand je pris réellement conscience de cela, elle s’écroula et je devais la conduire d’urgence à l’hôpital.
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