Simon Glover, abandonné ainsi à ses réflexions pénibles, ne vit rien de mieux à faire, après s’être assuré que tous les besoins du compagnon muet de son voyage avaient été satisfaits, que de suivre l’avis de Niel Booshalloch, et de monter sur l’éminence nommée Tom-an-Lonach, c’est-à-dire la montagne des Ifs. Après une demi-heure de marche, il arriva sur le sommet, d’où il put voir la belle nappe d’eau du noble lac dont cette hauteur commandait toute l’étendue. Quelques vieux ifs épars çà et là justifiaient encore le nom qu’on avait donné à cette montagne, toute couverte de verdure. Mais la plupart avaient été sacrifiés au besoin qu’on avait généralement de bois d’arcs dans ce siècle belliqueux, car c’était une arme dont les montagnards faisaient grand usage, quoique ceux dont ils se servai

