Chapitre 9 Le lendemain matin, lorsque je me présentai à la gendarmerie à neuf heures, l’atmosphère avait changé. Ce n’était plus l’euphorie de la veille, mais une perplexité morose qui régnait. — Qu’est-ce qui se passe? demandai-je, quelqu’un est mort? — Regardez, dit l’adjudant Hélias en me tendant le rapport du laboratoire de police scientifique. Je lus et je m’exclamai: — C’est incroyable! Pas une seule empreinte? — Non, capitaine, c’est inexplicable: ni dans le bureau, ni dans la fosse, ni dans l’atelier… J’ai eu le chef du service, ils n’ont jamais vu ça! Tout a été soigneusement essuyé. Il me regarda en souriant tristement: — Donc vos empreintes sur les verres ne vont pas servir à grand-chose. — C’était bien la peine, dis-je, furieuse… Je m’arrêtai: — Vous avez comparé ce

