4/ Mariage

1227 Words
PDV de Valérie De Cygne « Nos destins sont liés, nos âmes unies. Oui, je te choisis maintenant et toujours. » Je me suis entendue répondre à son amour lors du mariage devant les nombreux invités. Au début, j'acceptais simplement le mariage, mais maintenant, je l'attendais avec impatience et je suis heureuse d'être mariée avec lui. Je sentais mon cœur danser sous ma poitrine – un rythme fou, désordonné, mais vivant. Tellement vivant. De croiser son regard. D’entendre son souffle. De marcher vers lui comme si plus rien n’existait autour. Et pourtant, chaque pas à venir me semblait aussi sacré qu’un serment ancien, trop grand pour moi, trop puissant, presque effrayant dans sa beauté. C’est cela, je crois, l’émotion de ceux qui aiment vraiment : un mélange de ciel et de vertige, de lumière et de vert tendre, d’âme nue et de feu contenu. Et moi, debout là, à quelques instants de tout basculer. Notre premier b****r, profond et infini, a scellé ce serment sous les acclamations. Je ne voulais ni fuir, ni ralentir — je voulais juste que le monde s’arrête… Une seconde, le temps que je réalise que c’était bien vrai : j’allais me lier à lui, et j’en frémissais d’amour. Presque aussitôt le repas terminé, nous nous sommes retrouvés dans la chambre, et sa réserve et son calme d’antan semblaient avoir disparu. Il n’y avait plus de distance — seulement une urgence douce, un besoin ancien qui s’éveillait entre nous. Ses mains ont glissé le long de mes bras, lentes, brûlantes, éveillant chaque parcelle de ma peau. Il me regardait comme s’il avait soif de moi, mais qu’il voulait savourer chaque seconde avant d’y goûter pleinement. « Tu n’imagines pas depuis combien de temps, j'ai rêvé de toi, » a-t-il murmuré, sa bouche frôlant la mienne. « Alors cesse de rêver, » ai-je répondu en glissant mes doigts sous sa chemise. « Je suis là. » Il m’a embrassée avec une intensité qui m’a volé le souffle. Chaque geste, chaque pression de ses lèvres, de ses mains, m’a fait frissonner. Il m’a découverte avec une patience brûlante, savourant chaque soupir, chaque frémissement que je lui offrais. « Tu es magnifique, » a-t-il soufflé contre ma peau, tandis que ses mains exploraient mes courbes avec une sensualité maîtrisée. « Regarde-moi encore comme ça, et je me consume, » ai-je murmuré, déjà perdue dans sa chaleur. Nos corps s’étaient trouvés, unis, brûlants. Chaque soupir, chaque mouvement, chaque gémissement semblait porter l’écho d’un serment ancien. Et alors que le plaisir culminait en un feu doux et sauvage, j’ai senti son loup s’approcher — plus près que jamais. Il était là, tapi dans ses yeux, dans sa voix devenue rauque, dans la tension de son corps contre le mien. « Je veux te marquer. » a-t-il murmuré à mon oreille, la voix vibrante d’émotion et de désir contenu. « Dis-moi que je peux te marquer, que je peux t’ancrer à moi pour l’éternité. » Mon souffle s’est suspendu. Mon cœur battait si fort que j’avais l’impression qu’il allait exploser. Et pourtant, jamais, je ne m’étais sentie aussi calme. « Je suis à toi, » ai-je dit en relevant les yeux vers lui. « Marque-moi. Ancre-moi à toi pour toujours. » Il a fermé les yeux une seconde, comme s’il voulait graver ces mots dans sa mémoire. Puis il a baissé la tête, lentement, jusqu’à la courbe de mon cou. Je l’ai senti respirer contre ma peau, trembler, lutter une dernière fois contre l’instinct qui rugissait en lui. Et puis il m’a mordue. Pas avec brutalité. Avec une lenteur douloureusement douce, une précision presque religieuse. Ses crocs ont transpercé ma peau, et j’ai senti la brûlure me traverser toute entière. Ce n’était pas de la douleur — c’était quelque chose de plus profond. Un feu sacré. Une fusion. Un cri s’est échappé de mes lèvres, mi-plaisir, mi-vertige, alors que le lien se formait, incandescent, entre nous. Je l’ai senti dans mon sang. Dans mon âme. Comme si chaque battement de mon cœur était devenu le sien. Comme si je n’étais plus seule dans mon propre corps. Il a léché doucement la trace qu’il venait de laisser, puis m’a regardée, les yeux brillants d’un éclat surnaturel. Ma louve s'est réveillée en plein milieu du marquage, et bien qu'elle ne soit pas tout à fait stable, elle est excitée et a hurlé dans ma tête, plus fort que jamais, un cri primitif, viscéral 'Marque-le. Marque-le maintenant. Il est à nous.' La chaleur de son appel a secoué tout mon être. Mon corps a réagi, la bête en moi ne faisait plus qu’un avec lui, elle voulait l'ancrer, l’écraser, lier nos âmes dans ce tourbillon de douleur et de plaisir. Les yeux d'Alex ont cherché les miens, il savait ce que ça signifiait. « Marque-moi, » a-t-il murmuré en souriant. « Je suis à toi. Laisse-moi être à toi pour toujours. » Mes crocs ont été plus rapides que mes pensées, se glissant, presque instinctivement, vers sa peau, marquant son cou, creusant doucement. La brûlure s’est propagée instantanément. Alors que le lien s’installait, plus fort, plus sauvage. Ses mains se sont crispées sur ma peau, cherchant à me retenir, à me lier à lui comme il m’avait promis. Une fois les marques achevées, nos souffles se sont entrecroisés, encore chargés de fièvre, mais quelque chose avait changé. Une onde s’est propagée dans l’air — dense, chaude, ancestrale. Et puis… je l’ai senti. Une brûlure douce, subtile, juste sous ma clavicule. Mes doigts se sont portés à cet endroit, là où il n’y avait rien auparavant. Et quand j’ai baissé les yeux, je l’ai vu. Le totem du loup. Il s’était dessiné sur ma peau, lentement, comme si la chair reconnaissait le lien. Mais ce n’était pas le mien. C’était le sien. Un loup sombre, puissant, dressé vers la lune. Ses crocs figés dans un hurlement silencieux. Son symbole. Son essence. « Il s'appelle Léo. » J’ai levé les yeux — et il me regardait déjà. ' Léo ? ' ' Léo ' J'ai essayé d'appeler son nom deux fois dans ma tête, puis j'ai entendu sa réponse. « Il est encore plus timide que je ne l'imaginais. » J'ai dit en souriant. Il avait posé une main sur sa propre clavicule. Là où mon totem s’était inscrit en lui. Un loup argenté, farouche, les yeux tournés vers les étoiles. Mon reflet. Mon âme. Gravée dans sa peau. 'Je suis Lyra.' 'Tu es absolument ravissant ! ' Comparée à la nature réservée de Léo, Lyra est clairement plus extravertie. Nous avons échangé un regard — long, chargé d’émotion brute. Les marques avaient été apposées. Les totems avaient répondu. Nous portions désormais la preuve visible de notre lien. Deux âmes, deux corps, unis à jamais. Gravés l’un dans l’autre. « Tu es en moi maintenant. Pour toujours, » ai-je murmuré. « Et toi en moi, très belle. » Il a souri. Je me suis sentie plus heureuse que jamais. Comme si tout en moi avait enfin trouvé sa place. Mon cœur, ma louve, mon âme — tout chantait à l’unisson. Et en le regardant, là, avec mon totem sur sa peau et le sien brûlant encore sur la mienne, je n’ai pu m’empêcher de penser : j'ai une chance folle. D’avoir trouvé mon égal, mon feu et plus encore... Mon destin.
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